10 March 2006
CUBE ZERO : LA PEUR PUISSANCE CUBE - Entretiens avec Norman Orenstein compositeur d’HYPERCUBE et CUBE ZERO & Ernie Barbarash scénariste, producteur...
Imaginez vous
vous réveiller avec des personnes que vous ne
connaissez pas. Prisonnier d’un labyrinthe de
salles cubiques et mobiles. Vous ne savez
plus qui vous êtes, comment vous êtes arrivé
là. Hallucination collective, réalité
simulée, conspiration démoniaque, ou
dimension parallèle ? Votre survie et celle
de chaque membre dépendront de la capacité du
groupe à percer les secrets de ce cauchemar
géométrique avant qu’il n’entraîne la mort de
ceux qui y sont retenus… Autant de principes
qui ont présidé à la création de la saga de
CUBE, dont la trilogie culmine aujourd’hui
avec la sortie en dvd de son dernier opus,
CUBE ZERO, qui renouvelle le mythe en
apportant son lot de révélations de nouveaux
mystères à la mythologie initiée en 1997 par
Vincenzo Natali.Tel un fil d’Ariane, suivons Norman Orenstein compositeur d’HYPERCUBE et CUBE ZERO et Ernie Barbarash scénariste, producteur et réalisateur pour nous guider au travers de ce dédale qui défie l’esprit. Tous deux pourront-ils nous aider à survivre à ces dangers mortels, à lutter contre la peur, mais surtout à dévoiler quelques rouages de cette terrible «erreur qui a échappé à tout contrôle» ?
Pouvez-vous
nous parler de votre parcours musical ?Norman Oreinstein) J’ai toujours été passionné par la musique, notamment par le blues et par Jimmy Hendricks. Ma mère écoutait beaucoup de jazz et m’emmenait souvent avec elle au concert à Toronto. Adolescent, je me suis mis à jouer de la guitare dans des groupes et dans des clubs. Puis j’ai créé mon propre groupe, Alta Moda. Ensemble, nous avons fait deux albums, l’un pour CBS et l’autre pour IRS Records. Puis, nous avons changé de nom pour devenir les Infidels. Malheureusement, cela a moins marché. Nous avons sorti un album, et le deuxième n’a jamais été publié pour des problèmes légaux. C’est à cette époque qu’on m’a proposé d’écrire la musique du film SPIKE OF LOVE. Le groupe marchait au ralenti et cette expérience m’avait beaucoup plus. C’est la raison pour laquelle je me suis de plus en plus tourné vers la musique de film et de télévision.
Cela fut-il difficile de passer d’un univers musical à l’autre ?
NO) J’ai toujours eu dans l’idée de faire de la musique de film, mais cela n’était pas bien vu par mes collègues du groupe qui préféraient me voir me concentrer sur la musique pop avec eux. Notre activité était si faible que ce fut à la fois un choix pragmatique et un choix du cœur, car après deux expériences en musique de film, j’ai su que c’était ce que j’avais envie de faire !
TESSERACT
Comment êtes-vous rentré dans le cube ?
NO) C’était pour CUBE 2 : HYPERCUBE. J’avais travaillé avec Mark Sanders, le monteur du film, sur d’autres projets et il m’a présenté à Ernie Barbarash. Quelques années auparavant, sur les conseils d’un ami mixeur à Toronto, j’avais manifesté mon désir de travailler avec Vicenzo Natali sur CUBE, mais à cette époque il ne voulait pas la moindre musique pour son film. Je ne sais pas si ce sont mes arguments qui l’ont convaincu, mais il a finalement accepté
de mettre de la musique dans son film… mais en faisant appel à un autre compositeur, Mark Korven. Vous imaginez donc ma joie quand j’ai su que j’allais participer au 2 ! Enfin, quand je parle de joie… je suis en fait devenu un sujet d’étude pour le cube… Mais j’ai survécu !

La musique de CUBE vous a-t-elle
influencé de quelque manière que ce soit pour
votre partition d’HYPERCUBE ?
NO) Quand le film est sorti en 1997,
je l’ai vu et aimé. Mais quand j’ai su que
j’allais faire la suite, j’ai décidé de ne pas
le regarder à nouveau. C’est bien l’univers de
CUBE, mais à un autre moment de son histoire.
Les créateurs du film voulaient quelque chose
de très différent, sans référence musicale au
premier.
Quels sont les principes généraux de
votre musique pour HYPERCUBE ?
NO) Je qualifierais ma musique d’hybride. On y
trouve parfois des éléments orchestraux
mélangés avec des sonorités électriques comme
la guitare, ou électroniques comme le
synthétiseur. Hybride fut aussi la manière de
produire ces sonorités car si j’ai utilisé
beaucoup de samples, il y en a certains que
j’ai conçus moi même en jouant de certains
instruments. D’autres éléments de la musique se
rapprochent plutôt du design sonore, avec des
sons quasi immobiles, à l’image de certaines
scènes.
L’opposition entre organique et
électronique semble évoquer celle entre humains
et technologie.
NO) C’est exactement cela : un groupe d’êtres
de chair et de sang confrontés à une
technologie inconnue.

Et les instruments que vous avez
utilisés viennent des quatre coins du monde !
NO) En effet. On y trouve des
instruments orientaux comme les tablas et
autres instruments exotiques. Ernie Barbarash,
le producteur du film, aimait beaucoup cette
idée d’utiliser des sonorités dont on ne
pourrait situer vraiment l’origine, comme en
dehors du monde. J’ai aussi utilisé des
instruments plus modernes mais moins connus
comme l’EBO, un appareil qui se branche sur la
guitare électrique pour lui donner des couleurs
inédites. C’était une façon de faire appel à
des sonorités non identifiables, à la
différence du saxophone, du piano ou du violon.
Encore une façon de brouiller les pistes, tant
du point de vue du lieu que du temps.
La notion de temps est en effet
cruciale dans cette saga.
NO) Absolument. Il est d’ailleurs très
difficile de situer chacun des trois films par
rapport aux autres. Pour ma part, je dirais
qu’HYPERCUBE est la suite logique de CUBE, mais
CUBE ZERO pourrait bien se situer avant les
deux autres. Cela vient du design et de l’état
du cube, beaucoup moins parfait que celui
d’HYPERCUBE. Mais je pense avant tout que c’est
au public de trouver sa propre explication.
Ce rapport très spécial au temps est
encore plus net dans HYPERCUBE dans lequel la
temporalité change pratiquement à chaque salle,
ralentissant, accélérant ou multipliant les
événements.
NO) C’est vrai, et il m’est arrivé
d’accompagner ces variations de temps en
musique, notamment en créant la sensation d’un
temps arrêté à travers le choix de certains
sons. Mais ce n’est pas systématique, la
vocation de la musique d’HYPERCUBE n’étant pas
d’imiter l’action, mais plutôt d’apporter une
dimension supplémentaire, au niveau de la
tension notamment.
Y a-t-il des éléments motiviques dans
HYPERCUBE ?
NO) Pas vraiment dans le sens de
Leitmotive, mais il y a bien quelques éléments
récurrents comme par exemple pour le personnage
de Simon quand il pète les plombs. C’est plus
un thème de la colère et de la folie qu’un
thème de personnage. Si thèmes il y a, ce sont
avant tout ceux du cube, qui renvoient à des
questionnements et non à des individus.
NE CHERCHEZ PAS UNE RAISON !
Comment s’est passé le passage
d’HYPERCUBE à CUBE ZERO ?
NO) Ernie, devenu réalisateur, et Mark
ont pensé que j’étais tout naturellement la
personne idéale pour continuer l’aventure avec
eux sur CUBE ZERO.

L’approche musicale du film est très
différente de ses prédécesseurs.
NO) Tout à fait. Nous avons opté pour
un traitement plus orchestral, plus mélodique,
en bref plus traditionnel. A la différence des
deux précédents films, celui-ci est basé sur
deux personnages, Wynn et Dodd, qui se trouvent
à l’extérieur du cube et qui observent ceux qui
se trouvent à l’intérieur. C’est une approche
plus classique de la narration, avec beaucoup
plus de dialogues. De ce fait, là où la musique
tenait souvent le devant de la scène dans
HYPERCUBE, elle passe à l’arrière plan dans
CUBE ZERO, se faisant maintenant soutien aux
émotions.
Y a-t-il un lien entre les différentes
couleurs des pièces et celles de vos musiques ?
NO) Absolument. Les lumières de CUBE ZERO sont
beaucoup plus sombres que celles d’HYPERCUBE,
d’un blanc quasi chirurgical, et donnent le
sentiment de pièces anciennes et sales. Quelque
part, il y a quelque chose de plus humain dans
ce dernier film, quelque chose ayant trait au
gouvernement ou à la religion, ou à la vie et à
la mort. Cela s’exprime musicalement par des
éléments choraux ou par l’utilisation des
cordes. Ces dernières permettent de mieux
toucher le public. C’est un langage tellement
plus convenu au cinéma qu’on les ressent sans
en avoir conscience. C’est sur ce sentiment,
cette proximité plus grande que j’ai voulu
délibérément jouer.

L’implication de l’armée est plus
évidente dans CUBE ZERO, faisant suite à la
conclusion tragique d’HYPERCUBE.
NO) Plutôt que d’armée, je parlerais
de bureaucratie. On a le sentiment d’une
corporation ou du gouvernement. Une structure,
une entité derrière le cube. Il y a aussi cet
élément religieux, avec le benedicite au moment
du « repas » de Wynn and Dodd, et lors de la
question à la sortie du cube : « croyez-vous en
Dieu ? ». Dans HYPERCUBE, l’implication de
l’armée était évidente. Ici, c’est plus ambigu
: est-ce un état ou une église ?

Avez-vous une anecdote à nous confier
sur la production de ce film ?
NO) Un jour, Ernie, Mark et moi sommes allés
dîner ensemble pour discuter de CUBE ZERO.
C’était dans un tout nouveau restaurant qui
avait comme spécialité le sorbet à la mangue.
Et c’est ce sorbet que l’on retrouve dans le
film dans le « repas » de Wynn !
A force de côtoyer les créateurs du film, avez-vous appris quelque secret encore inconnu du public sur le cube et son univers ?
NO) C’est tout à fait possible… Mais je dois avouer que je n’ai pas posé beaucoup de questions dans ce sens. Je n’ai pas envie de rompre le mystère. J’aime assez rester dans l’incertitude comme cela. Par exemple, il m’arrive de regarder des films français ou italiens en version originale. Je connais à peine le français et pas du tout l’italien, mais cela me plaît. La plupart du temps, je ne comprends rien aux dialogues. Je me base sur l’action et les expressions des acteurs et je crée ma propre histoire. C’est comme cela que j’ai fonctionné sur les deux CUBE. Et si je faisais vraiment fausse route, Ernie me remettait dans le droit chemin.
Dans ces conditions, quelle est votre
théorie quant aux cubes ?
NO) Pour moi, cela semble être une énorme
expérience. Peut-être testent-ils les
possibilités humaines ? Peut-être est-ce aussi
une sorte de punition ? En tout cas, que ce
soit l’armée, le gouvernement ou une religion,
c’est une sorte de Big Brother. Une entité a pu
sombrer dans l’extrémisme, le totalitarisme ou
le fanatisme, mais le fait est que j’ignore
totalement pourquoi ces gens s’y retrouvent
enfermés. Est-ce en raison de leur foi, de
leurs connaissances, notamment technologiques,
de leurs crimes ou tout simplement sont-ils de
bons sujets pour cette expérience ?
Quand on considère l’ouverture d’esprit
et la liberté créative dont vous avez fait
preuve sur ces deux films, difficile de vous
imaginer claustrophobe !
NO) (rires) Je ne me sens pas enfermé.
Au contraire, je me sens perpétuellement en
train d’apprendre, d’étendre mes connaissances
sur la musique et sur tous les sujets qui en
découlent. Un film arrive et c’est un nouvel
univers. Pour en faire la musique, je dois
retourner à mes gammes, tout en étant créatif.
Il ne s’agit pas simplement d’écrire de la
musique, mais de trouver la bonne musique,
celle qui touche au cœur. Cela ne veut pas dire
beaucoup de musique. Le défi, c’est le trouver
le bon équilibre et l’invention. Or, chaque
fois que je suis touché par un projet, j’ai
encore plus de nouvelles idées ! Je suis loin
d’être blasé !
Merci beaucoup pour cet entretien.
NO) C’est moi qui vous remercie. Vous
savez, je passe le plus clair de mon temps seul
à écrire ma musique, 10 à 15 heures par jour.
Ce qui fait que je n’ai pas beaucoup de retours
sur ma musique. Je n’en apprécie que davantage
votre intérêt !
« DO YOU BELIEVE IN GOD, M.
BARBARASH ? »

Comment
le projet CUBE a démarré pour vous?EB) C'était en 2000. J'étais à Berlin pour produire THE CAT'S MEOW, un film de Peter Bogdanovich , et Mike Paseornek, le président de la production pour Lionsgate m'a appelé sur le plateau pour me demander si j'étais intéressé par produire la suite de CUBE. J'étais un très grand fan du film original de Vincenzo et j'ai tout de suite accepté. Il y avait des problèmes avec le script, principalement à cause de questions de budget, c'est la raison pour laquelle j'ai participé à l'écriture du scénario d'HYPERCUBE. Il y avait aussi le fait que nos délais étaient très courts : il fallait boucler au plus vite la pré-production, donc pas de temps pour engager quelqu'un d'autre. Puis, à peu près un an plus tard, à l'époque où nous finissions le mixage sonore d'HYPERCUBE, il m'est venu l'idée d'un troisième film –qui n'avait rien à voir avec ce qu'est devenu CUBE ZERO! Je l'ai présenté à Mike Paseornek et Peter Bloch de Lionsgate et très vite, un mois plus tard, j'avais l'accord pour écrire et réaliser CUBE ZERO. Ce n'est pas que je voulais faire des films sur le Cube pour le restant de mes jours, mais je me suis dit que l'on n'avait rien fait qui traite le Cube sous l'angle philosophique et absurde dans HYPERCUBE, et que, de fait, le besoin se faisait sentir d'aller plus profondément dans le sens de cette chose. Ce fut aussi pour moi une occasion idéale pour diriger mon premier film.
Vous évoquez la dimension philosophique du Cube. Pouvez-vous nous l'expliquer?
EB) Waow, c'est une vaste question, car il y a tellement d'aspects à explorer. Le concept original de Vincenzo pour CUBE, c'est-à-dire une question philosophique ouverte posée à l'intérieur d'un film de science fiction, était d'une telle intelligence! Je pense que la meilleure façon de résumer cette pensée serait de citer une ligne de dialogue du film original. Comme le dit Worth, : "C'est peut-être difficile à comprendre pour vous, mais il n'y a pas de conspiration. Il n'y a pas de chef. C'est une structure sans tête qui opère dans l'illusion d'une ligne directrice." Je crois que là réside toute la mythologie de CUBE. En tout cas, c'est cet aspect qui m'a le plus intéressé.

Comment ressentez-vous les musiques
des deux films auxquels vous avez participé?
EB) Pour moi, elles sont totalement
différentes l'une de l'autre, si ce n'est
pour un ou deux morceaux de CUBE ZERO qui
sont des références directes à HYPERCUBE,
afin de proposer aux fans un lien d'un film à
l'autre. Dans HYPERCUBE, la musique tient
plus de l'atmosphère, du paysage sonore
terrifiant et dissonant représentant une
machine presque humaine, la part vivante d'un
espace aliénant, distillant un mélange de
terreur, de solitude et d'abandon. Dans CUBE
ZERO, la musique parle moins de l'espace que
de la psychologie et des émotions des gens
qui sont emprisonnés dans ce cycle
ininterrompu d'expériences et de violences du
type "maître et esclave". En bref, tandis que
la musique d'HYPERCUBE se rapporte à
l'architecture de cet espace malsain dans
lequel nous sommes forcés de vivre pour près
de 94 minutes, celle de CUBE ZERO révèle les
âmes des gens piégés dans l'univers du Cube
et se comporte comme le miroir de leurs
actions et de leurs rapports avec ses
mystères et ses tourments.

Quelle est la relation entre la
musique et le jeu sur la tension et
l'oppression?
EB) Une nouvelle vaste question pour laquelle
il est difficile de répondre de façon
générale tant il y a de scènes et donc de
façons de susciter le stress, la tension et
le suspense. Ce peut être en jouant sur les
cordes, sur le volume qui monte ou diminue,
ou encore sur l'absence totale de musique. A
ce propos, c'est étonnant de voir l'effet que
peut susciter le silence, particulièrement
quand il intervient après une scène très
agitée et très bruyante. Et encore plus quand
il est suivi d'une musique brusquement très
forte! Souvent, c'est une question de timing
–un son qui surgit un peu trop tôt ou un peu
trop tard peut vraiment créer une tension,
voire un choc. Je crois que nous avions
également beaucoup de sons qui résultent de
la fusion torturée entre des bruits humains
et des bruits de machine : métal grondant
sonnant comme des cris humains et vice versa.
Pour autant, je ne pense pas que nous ayons
été révolutionnaires en la matière.
Simplement, nous avons utilisé au mieux les
techniques de bases les plus efficaces du
cinéma d'horreur.

Mark Korven a disparu entre le 1 et le 2, faisant place à Norman Orenstein. Aurait-il été victime du Cube?
EB) HYPERCUBE était un film très ambitieux pour un budget relativement restreint (et ce n'est rien comparé à celui de CUBE ZERO!). De ce fait, en matière de créatifs, j'ai fait appel à un maximum de personnes que je connaissais déjà, ce qui permettait une communication et donc un travail plus rapides. J'ai travaillé plusieurs fois avec Norman Orenstein pendant plusieurs années en tant que producteur de différents projets. Pour moi, c'est le compositeur le plus inventif, le plus doué et le plus engagé que je connaisse. Ce n'est pas un de ces artistes à l'ego surdimensionné. Quand il est sur un film, il se donne à 110%! C'est un authentique créateur. Par exemple, sur la plupart de nos projets communs, il a littéralement inventé toutes sortes d'instruments qu'il a fabriqués lui-même, ou en a utilisés d'autres venus des quatre coins du monde, afin d'apporter un son unique à mes films. Dans HYPERCUBE, c'était des bols de métal frappés avec des mailloches afin de donner cet aspect "cloche ténébreuse, fantomatique". C'est pourquoi il n'était pas question pour moi de travailler avec quelqu'un d'autre. Il faut dire aussi que, du point de vue conceptuel, HYPERCUBE était très différent du premier film dans sa tonalité. Je me souviens d'ailleurs que cette différence était très importante pour le réalisateur Andrzej Sekula, ce qui fait qu'il était très heureux d'avoir un compositeur qui n'avait pas travaillé sur le film original. Ne vous méprenez pas sur mes paroles. Je trouve que Mark Korven a fait du très bon travail sur CUBE : sa musique aide vraiment à donner un sens de l'espace et de la vie au film. C'est juste que je connaissais Norm, qu'il était disponible et que nous devions travailler dans l'urgence. Et comme d'habitude, il a fait un boulot fantastique!
D'où vous est venue l'idée d'un accordéon pour accompagner le sinistre Jax?
EB) Pour moi, l'accordéon était l'instrument idéal pour souligner l'absurdité de la situation. Ces gars sont à l'évidence dangereux, que ce soit à travers leur apparence, leurs mouvements et leurs actions. Je me suis dit que la musique devait aller en sens contraire afin de montrer que ces gens d'"au-dessus" sont tout autant des pions dans cette monstruosité bureaucratique que les prisonniers d'en bas. C'est ce qui nous est confirmé plus loin dans l'histoire, au moment où Jax répond au téléphone et qu'il se comporte comme un petit chien docile à l'écoute de "la voix de son maître". Dans ces conditions, si vous me demandez : "pourquoi l'accordéon et pas un autre instrument?", je vous répondrai que je suis né dans l'ex-URSS et que, peut-être, cela a aussi à voir avec mon enfance…

Que préféreriez-vous : être dans le
cube ou être du côté de ces gens qui en
observent les expériences?
EB) Vous connaissez beaucoup de gens
qui aimeraient être un rat de laboratoire? Si
le Cube existait, je m'en tiendrais le plus
éloigné possible!
Et maintenant la question qui nous
brûle les lèvres : y aura-t-il un CUBE 4?
EB) Je n'en sais rien pour l'instant.
Tout ce qu'on peut prévoir de l'industrie du
cinéma, c'est son imprévisibilité!
Y aura-t-il jamais un album des
musiques de la saga?
EB) Cela dépend des gens de Lionsgate.
Mais s'ils en sortent un, alors j'en achèterai
un maximum d'exemplaires parce que j'adore
vraiment les musiques de ces trois films!
Eric Wynn est un homme respectable qui travaille pour une compagnie dont il croit tout connaître. Son travail : surveiller des gens prisonniers d'une sorte de Cube, prison métallique étrange. Mais quand une innocente se fait capturer et est enfermée dans le Cube, Eric commence à comprendre qu'il y a quelque chose qui se passe derrière ce que raconte la compagnie pour laquelle il travaille. Décidant de ne pas se laisser faire, Eric décide d'entrer lui-même dans le Cube, pour sauver le maximum de gens. Mais l'horreur ne commence pas à l'intérieur du Cube, mais à l'extérieur. Ceux qui épient sont épiés, et la fin n'est que le commencement...
Titre
: Cube ZeroTitre original : Cube Zero
Réalisation : Ernie Barbarash
Production : Mad Circus Films, Cube Forward Productions Corp., Lions Gate Entertainment, Mr. X Inc.
Scénario : Ernie Barbarash
Distribution : Lions Gate Films Inc.
Durée : 1h35min
Date de sortie : 2004
Genres : Science-Fiction, Horreur
Cube Zero
Sorti le 6 Avril 2006
Keep Case, PAL, Accord parental
DVD Zone 2
Audio : Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 5.1
Vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 1.85, Format DVD-9, Film en Couleurs
Sous-Titre : Français
Contenu :
Boîtier keep case avec fourreau
CubeDVD Zone 2
Audio : Anglais Dolby Surround Stéréo, Français Dolby Surround Stéréo
Vidéo : 16/9 Compatible 4/3, Format cinéma respecté 1.85
Sous-Titre : Français
Contenu :
1 face, 2 couches. Chapitrage des scènes.
Cube
Edition collectorSorti le 15 Mai 2003
2 DVD, Edition Collector
DVD Zone 2
Audio : Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 5.1
Vidéo : 16/9 Compatible 4/3
Sous-Titre : Français
Contenu :
2 DVD 1 face 2 couches. Chapitrage des scènes. DVD1: Commentaire audio du réalisateur, du co-scénariste et du comédien David Hewlett (VOST). Court-métrage: "Elevated" de Vincenzo Natali, avec commentaire optionnel (VOST). Story-Boards et dessins de production: Le cube, les décors, Les costumes, Les pièges. Comparaisons film/story-board. Scènes coupées, avec commentaire optionnel du réalisateur (VOST). Interview du réalisateur (VOST). Le palmarès de "Cube": les récompenses internationales. Liens internet. Bonus cachés. DVD 2: Entretien avec Vincenzo Natali: Confidences sur ses débuts , sur Cube et ses projets à venir (56 mn, VOST). Autour du film: Interview du chef opérateur Derek Rogers, de la chef-décoratrice, du superviseur des effets spéciaux, du co-scénariste. Analyse d'une séquence Story-boardé (11 mn, VOST). Filmographies. Bandes annonces. DVD-Rom: Liens vers les sites français de Cube, Hypercube. 4 extraits de « Cube 2 ? Hypercube » en bonus cachés.
Derek Rogers, directeur de la photographie, à propos de Cube :
"(Le film) a été entièrement tourné dans une seule pièce. On a travaillé dans un lieu étroit, mais en l'exploitant intelligemment, on a donné l'impression d'un cube immense. C'était comme de faire un puzzle. En réalité, les acteurs ne pouvaient entrer ou sortir que par une seule porte. Le plus excitant est que certains spectateurs ne se douteront même pas qu'il n'y avait qu'un seul décor."
Le Cube : Il mesure 4,30 mètres sur 4,30 mètres, suffisamment grand pour tourner et suffisamment étroit pour créer le sentiment d'emprisonnement. Jasna Stefanovic, chef décoratrice, a créé un plateau modulable, avec un mur amovible facilitant les mouvements de caméra. Les structures murales étaient couvertes de gélatines de couleur et il était facile de les remplacer en quelques minutes pour changer de décor sans changer l'éclairage.
Vincenzo Natali, le réalisateur, à propos de Cube :
"Je crois que ma fascination pour l'enfermement est lié à ma propre claustrophobie. Andre, Graeme (Ndlr : Andre Bijelic et Graeme Manson les scénaristes) et moi avons réalisé au bout d'un moment qu'on racontait dans le scénario notre propre expérience. On était tous les trois des amis de longue date et on habitait ensemble dans un minuscule studio. On avait le sentiment de n'être que des fourmis dans un monde de géants, ne comprenant rien aux forces qui nous précipitaient dans la vie. Le film est une version cauchemardesque de ce sentiment, un rêve de s'en échapper."
Durée du Tournage & budget
Cube a obtenu le Prix du Meilleur Premier Film Canadien au Festival de Toronto (1997).Il a également remporté le Prix de la Critique et le Prix du Public au Festival de Gérardmer Fantastic'Arts (1999).
Sorti le 9 Mars 2004
2 DVD
DVD Zone 2
Audio : Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 5.1, Français DTS
Vidéo : 16/9 Compatible 4/3, Format cinéma respecté 1.85
Sous-Titre : Français
Contenu :
DVD1:Commentaires audio
Bonus / Interactivité
Making of : les décors, le casting, le mqquillage et les règles du Cube (29'
VOST)
Story-boards comparés à deux extraits du film
Clip vidéo
Spots TV
Bandes-annonces

