WALLACE & GROMIT : DEUX BONNES PATES… A MODELER - Entretien avec le compositeur Julian Nott
Il y a seize ans, un inventeur excentrique, friand
de crackers et de cheddar, nommé Wallace, et son fidèle compagnon
canin, Gromit, faisaient leurs débuts à l’écran dans le court-métrage
UNE GRANDE EXCURSION (A GRAND DAY OUT). Cette comédie dans laquelle
Wallace et Gromit s’envolaient vers la Lune en quête d’une inépuisable
réserve de fromage était la première création d’un jeune virtuose de
l’animation « stop-motion » ou image par image, Nick Park.UNE GRANDE EXCURSION marquait l’aboutissement de six années d’efforts, après de longues études à la National Film and Television School de Beaconsfield, où ce film devait constituer son diplôme de fin d’études. Arrivé à mi-parcours, il avait contacté Peter Lord et David Sproxton, d’Aardman animation, deux spécialistes réputés du stop-motion. Impressionnés par la qualité de son travail, ceux-ci l’avaient invité à achever le film dans leur studio. Ce fut le début d’une longue et fertile collaboration d’où naîtraient, entre autres succès, deux autres courts-métrages de Wallace & Gromit et le premier long métrage d’Aardman, CHICKEN RUN.
Une autre collaboration fertile avait débuté à l’école de cinéma de Beaconsfield, celle de Nick Park et du compositeur Julian Nott, qui a su, dès UNE GRANDE EXCURSION, donner un son et un thème à l’univers de Wallace & Gromit. Car rien ne saurait mieux incarner ce petit monde si attachant que cette musique typiquement « british », populaire et un rien désuète, interprétée par une fanfare du Yorkshire, présente à chaque nouvel épisode des aventures de cet attachant duo.
Une collaboration jalonnée de succès. En 1990, A GRAND DAY OUT obtenait une citation à l’Oscar du meilleur film d’animation, tandis qu’en 1994, THE WRONG TROUSERS décrochait la fameuse statuette pour le titre de meilleur court-métrage d’animation, performance réitérée deux ans plus tard avec RASE DE PRES (A CLOSE SHAVE).
Chaque nouvelle aventure amenait à Wallace et Gromit de nouveaux admirateurs aux quatre coins du monde, et plus encore aujourd’hui où nos deux héros passent aujourd’hui au long métrage avec WALLACE & GROMIT : LE MYSTERE DU LAPIN-GAROU, avec une musique qui n’a rien perdu de son charme tout en revêtant une ampleur nouvelle.
DITES « CHEESE ! »
Pour
le co-réalisateur Steve Box, « Réaliser un WALLACE & GROMIT de
30 minutes exige déjà énormément de temps, de soin et de patience. Un
long métrage de 85 minutes revient à bâtir… la Muraille de Chine avec
des allumettes ! Il a fallu cinq ans d’efforts ininterrompus, parce que
chaque détail compte, y compris les plus minuscules. Je pense toutefois
que le défi majeur fut d’inventer l’intrigue qui nous permettrait de
passer d’un coup de 30 minutes à 85. »C’est avec cette lourde responsabilité sur leurs épaules que Mark Burton (CHICKEN RUN), Bob Baker (UN MAUVAIS PANTALON ; RASE DE PRES), Steve Box et Nick Park se sont attelés à la tâche, dans un esprit de fidélité à l’esprit de l’original.
« Nous avons mis du temps pour trouver un concept qui tienne la route, se souvient Nick Park. Steve, les scénaristes et moi y avons réfléchi de longues heures avant de tomber sur cette idée du Lapin-Garou. Les films de Wallace & Gromit ont toujours fait référence à d’autres genres cinématographiques. Nous étions ravis d’adresser ce clin d’œil aux films d’horreur Universal des années trente et quarante. Leur fameux Loup-Garou devient ici un Lapin-Garou qui, au lieu de dévorer des êtres de chair et de sang, s’en prend aux légumes ! Et c’est ainsi que WALLACE & GROMIT : LE MYSTERE DU LAPIN-GAROU est devenu le premier film d’horreur végétarien de l’histoire du cinéma. »
Un tout nouvel univers, donc, pour Wallace & Gromit, mais toujours dans le cadre intime d’une petite ville du Nord de l’Angleterre, avec cette touche « fait main », artisanale, propre à Aardman, et c’est précisément cette ambivalence que l’on retrouve dans la musique de Julian Nott.

Comme l’explique Nick Park, « Nous ne voulions pas d’une partition
monumentale. Il fallait, là-aussi, coller à l’essence de Wallace
& Gromit. LE MYSTERE DU LAPIN-GAROU possède les atouts d’un
long-métrage, mais il préserve ce côté artisanal qui me semble très
important. Nous avons disposé de moyens considérables, mais nous avons
tenu à ce que ce film semble être l’œuvre de deux gus qui n’auraient
jamais quitté leur atelier de Bristol. Il fallait préserver ce côté «
bricolé », car c’est bel et bien là que réside le charme de Wallace
& Gromit. »
Un développement de la tradition qui n’a pas échappé au producteur de
la musique du film, Hans Zimmer, directeur musical de Dreamworks, dont
la délicate tâche fut de gérer ce fragile équilibre entre les ambitions
« mondiales » d’un film produit par une major américaine et la nature
propre d’un univers musical pré-défini, et extrêmement spécifique dans
ses codes.
« Nous n’avons eu aucune difficulté à trouver la
musique du MYSTERE DU LAPIN-GAROU car Julian en avait posé toutes les
bases dans ses courts-métrages. Cependant, il m’a semblé opportun de
simplement donner un peu plus de volume à la partition en faisant appel
à une formation plus ample, et en conservant les sonorités familières
d’une fanfare du Yorkshire. »
Laissons maintenant la parole à l’âme musicale de WALLACE &
GROMIT, en la personne de Julian Nott.
LA
GRANDE EXCURSION DE JULIAN NOTT
Monsieur Nott, votre
parcours musical est pour le moins atypique.
JN)
C’est le moins que l’on puisse dire, sachant que j’ai commencé par
travailler dans le milieu bancaire de la City de Londres. J’ai
également fait du journalisme financier juste après mes études de
politique et d’économie à l’université d’Oxford. Ensuite, j’ai fait une
école de cinéma, après quoi je me suis lancé dans la production de
documentaires pour la télévision. Or, pendant tout ce temps je n’ai
jamais cessé de faire de la musique, et il se trouve que l’un de mes
camarades de promotion à l’école de cinéma était Nick Park. J’avais
déjà composé les musiques de quelques films d’étudiants, et c’est la
raison pour laquelle il m’a demandé d’écrire la partition de son film
de fin d’études qui se trouve être le tout premier WALLACE &
GROMIT, A GRAND DAY OUT (UNE GRANDE EXCURSION). A partir de là, nous
avons retravaillé ensemble sur WRONG TROUSERS (UN MAUVAIS PANTALON), et
le succès fut tel, que la musique a pris le dessus et que cela n’a plus
jamais changé depuis lors.
Quelle est votre relation
personnelle à Wallace & Gromit ?
JN)
Ces deux personnages sont d’incurables optimistes, totalement dénués de
cynisme, ce qui est rare dans la fiction britannique. On ne peut
s’empêcher de les aimer. Je pense qu’il y a un peu de Wallace et de
Gromit dans chaque personne qui a participé à la création de ces
aventures, du scénariste aux animateurs en passant par l’équipe du son.
Nous sommes tous optimistes, comme Wallace, et nous sommes tous très
doux mais un peu excentriques, et aucun de nous n’est vraiment à la
mode ; en bref, nous sommes tous très anglais.

Quel est votre genre de
film préféré ?
JN) J’aime toutes sortes de films,
mais je dois dire que j’ai une nette préférence pour les films
populaires que pour les films intellectuels : les comédies et tous les
films dont il se dégage une certaine chaleur.
Quel est votre compositeur
de musique de film préféré ?
JN)
Pour vous répondre, je dirais que pour moi la vraie question n’est pas
de savoir qui est mon compositeur préféré, mais plutôt de savoir à quel
compositeur je voudrais faire appel si je faisais un film. Et la
réponse serait, sans hésiter, Carter Burwell, qui à écrit toutes les
musiques des films des frères Coen. C’est quelqu’un de tellement
inventif. En second lieu, je songerais à Danny Elfman, dont le talent
est vraiment très impressionnant. Si je n’étais pas le compositeur de
WALLACE & GROMIT je pense que ce serait vraiment lui le
musicien approprié.

Comment s’est crée le style
musical de WALLACE & GROMIT ?
JN)
En fait, tout s’est mis en place dès le tout premier film. Nick Park
tenait à avoir une musique nettement associée au Nord de l’Angleterre,
car c’est de là qu’est issu Wallace. C’est une musique fondée sur des
ensembles de cuivres, très simple, très chantante, avec des mélodies un
peu vieillottes. Comme vous l’imaginez bien, ce n’est pas un style très
répandu au cinéma, mais c’est tout à fait caractéristique de l’univers
de Wallace. Au départ, Nick souhaitait faire appel à un vaste ensemble.
Mais dans la mesure où il s’agissait d’un film d’étudiant, il n’avait
pas le financement nécessaire pour se l’offrir et nous nous sommes
rabattus sur un quatuor de cuivres. Le plus amusant, c’est que nous
sommes restés sur cette idée de départ, et qu’on la retrouve dans tous
les films de WALLACE & GROMIT y compris dans LE MYSTERE DU
LAPIN-GAROU.

Cela faisait t-il partie de
vos styles préférés ?
JN) Vous savez, quand vous
travaillez avec un réalisateur, il s’agit davantage de choisir des
choses qui conviennent au film et non qui vous plaisent forcement. Dans
le cas de WALLACE & GROMIT, le style musical a vraiment été
insufflé par Nick Park et je pense qu’il a eu tout à fait raison. C’est
vraiment la musique que, je pense, Wallace écoute. Il n’aimerait pas
les musiques des clubs à la mode, ni même les musiques sophistiquées
d’Hollywood, ni encore des musiques classiques par trop raffinées. Ce
qui compte pour lui, je pense, c’est la musique de son pays, le
Yorkshire.

Comment cela s’exprime t-il
dans le MYSTERE DU LAPIN-GAROU ?
JN)
Ce film est une sorte de synthèse de tout le travail que j’ai fait dans
le passé sur WALLACE & GROMIT, que ce soit les trois courts
métrages, les publicités, ou encore la série des CRACKING CONTRACTIONS.
Ces films représentent la majeure partie de ma carrière, et il était
important pour moi de participer à ce long métrage, en quelque sorte la
forme cinématographique ultime que pouvait prendre la série.
On connaît certes les trois
courts métrages de Nick Park mais on connaît moins CRACKING
CONTRACTIONS que vous venez d’évoquer.
JN)
Il s’agit en fait de très courts métrages d’environ deux minutes. A
l’origine, ils étaient destinés seulement à être téléchargés sur le
net. Maintenant je crois savoir qu’ils existent également en dvd. Du
fait de leur taille, il était impossible d’y faire figurer le thème de
Wallace et Gromit tel quel dans son intégralité au générique. C’est
pourquoi j’ai décidé de le faire jouer un poil plus vite car je ne
pouvais me résoudre à le couper.

Qu’est ce que le fait de
passer du court- au long-métrage a changé pour vous ?
JN) Ce qui a changé, c’est d’abord
le fait d’avoir pu commencer à travailler très tôt sur la musique. Pour
les courts métrages, je n’intervenais que lorsque le tournage était
bouclé et je n’avais que quelques semaines pour tout composer puis
enregistrer. Pour LE MYSTERE DU LAPIN-GAROU, j’ai été impliqué dès la
phase de storyboarding. L’autre différence tient au fait que les
studios américains de Dreamworks ont été très présents tout au long de
la production et avaient beaucoup de demandes spécifiques, notamment en
ce qui concerne la musique. C’est ainsi que j’ai pu beaucoup travailler
avec Hans Zimmer et son équipe. Cette collaboration fut une façon de
composer vraiment différente pour moi.
LE MYSTERE DU LAPIN-GAROU
est rempli de citrouilles, et autres monstres potagers. Comment
avez-vous abordé l’aspect horrifique du film ?
JN)
Cet aspect a posé problème car par le passé la musique de WALLACE
& GROMIT a toujours joué sur le pastiche. C’est ainsi que pour
la musique temporaire nous avons commencé en utilisant toutes sortes de
musiques d’horreur. Seulement nous nous sommes très vite rendus compte
que ce n’était pas une très bonne idée cette fois. Le fait est que, à
la différence de la musique de thriller à laquelle nous avons fait
référence dans WRONG TROUSERS, la musique d’horreur est très
oppressante et il est difficile de l’associer avec des gags et de la
comédie. Cela absorbe complément le rire, ce qui est une mauvaise chose
quand on songe que le plus important dans WALLACE & GROMIT,
c’est la chaleur et l’humour. Dans ces conditions, je me suis orienté
vers d’autres clichés de la musique de films d’horreur : les comptines
pour enfants que l’on retrouve très souvent dans ce genre de films, qui
sont souvent très effrayantes, mais sans jamais plomber la dimension
comique.
Votre partition fait
également appel à un chœur, grande nouveauté dans l’univers de Wallace
& Gromit. Comment l’avez-vous utilisé ?
JN)
En effet. Quand nous avons commencé à rechercher des musiques d’horreur
temporaires pour le film, nous nous sommes aperçus quelles comportaient
beaucoup de chœurs, et cet aspect est, d’une certaine façon resté dans
nos esprits. Le chœur s’intègre donc naturellement dans la texture
tonale de la musique et participe de l’évolution de son timbre.

Une autre nouveauté de
votre partition tient à l’utilisation du jazz.
JN) Le fait est que Nick aime
beaucoup ce style, et plutôt sous forme de big band. Lorsque GROMIT
anime la marionnette de la lapine-garou pour séduire le lapin ou encore
qu’il essaie de faire fuir le lapin tandis qu’il est visé par Victor le
chasseur, nous avons fait appel à ce genre de musique. De plus dans la
deuxième scène, je l’ai fait en me basant sur le thème principal de
WALLACE & GROMIT. Je l’ai fait car il se dégage quelque chose
de sexuel du jazz qui pouvait permettre d’attirer le lapin-garou.
Votre traitement musical
tient plus du film en prises de vue réelles que du Mickey mousing cher
à l’animation.
JN)
Je pense que, pour WALLACE & GROMIT, il était important de
coller à la réalité et d’éviter toute chose qui pourrait empêcher le
public de croire au drame qui se joue sous ses yeux. Dans un film
d’animation, en général cela n’a pas d’importance parce que tout le
monde sait bien qu’il s’agit d’un divertissement. C’est la raison pour
laquelle on peut se permettre d’exagérer, ce qui n’est pas le cas en
prises de vues réelles ni dans WALLACE & GROMIT. De plus, je
trouve que de moins en moins de films d’animation font appel à cette
technique. Auparavant, les dessins animés étaient plus basés sur les
gags visuels, alors qu’aujourd’hui l’accent est plutôt mis sur
l’histoire, ce qui fait que de plus en plus de musiques de films
d’animation se tournent davantage vers les techniques des films en
prises de vues réelles.
Comment expliquez-vous que
la musique soit présente pendant la quasi-totalité du film ?
JN) C’est une autre différence par
rapport à ce que je fais d’habitude pour des films totalement
européens. L’histoire du MYSTERE DU LAPIN-GAROU est traitée ici de
façon très hollywoodienne, et très rapide. Le point de vue change tout
le temps et le rythme est très intense. Le résultat est presque épique.
De ce fait, il faut beaucoup de musique pour soutenir autant d’action.
Le problème, c’est que trop de musique peut vite devenir irritant. Il
faut donc prendre cela en compte et faire en sorte qu’à aucun moment la
musique n’ennuie le public. C’est quelque chose qu’Hans Zimmer connaît
bien et maîtrise parfaitement. Il a certaines techniques pour rendre la
partition plus cohérente.
Pouvez-vous nous en parler ?
JN)
Le plus important, c’est d’être très thématique, de sorte que, même si
l’on fait appel à des musiques différentes, la partition demeure basée
sur un même corpus de mélodies. Cela permet au public de moins faire
attention à la musique.
Justement, pouvez-vous nous
parler des nouveaux thèmes que vous avez crées pour le film ?
JN) Le film est dominé par le
thème du lapin-garou qui se trouve être la mélodie de comptine
enfantine dont nous parlions tout à l’heure.
Pour vous, le thème
principal de WALLACE & GROMIT incarne t-il ces personnages ou
bien leur univers ?
JN) Je dirais les deux. Comme vous
le savez maintenant, ce thème a été écrit pour le tout premier court
métrage, UNE GRANDE EXCURSION. Du fait qu’il s’agissait d’une musique
inspirée par le nord de l’Angleterre, cela permettait de fixer
musicalement l’univers de WALLACE & GROMIT. Mais dans le même
temps, sa simplicité et sa naïveté présentaient le caractère des deux
personnages principaux. Seulement, avec le succès, ce thème est devenu
une signature musicale et l’on pense immédiatement à Wallace et à
Gromit en l’entendant.

Comment avez-vous travaillé
avec Hans Zimmer ?
JN)
Il est venu jusqu’ici, en Angleterre, pour me voir, et nous avons
utilisé son propre système de composition. Du fait que le montage du
film changeait pratiquement chaque jour et que le film nécessitait
toujours énormément de musique, il n’aurait pas été possible à une
seule personne de gérer tout cela. C’est la raison pour laquelle il a
l’habitude de faire appel a toute une équipe de compositeurs et
d’arrangeurs ainsi qu’au dernier cri en matière d’équipement
électronique. Cette association entre l’expertise de Hans Zimmer dans
son approche moderne et globale de la musique de film, et mon approche
très anglaise fut des plus intéressante.
On connaît le talent de
Hans Zimmer quand il s’agit de combiner des sonorités électroniques
avec un orchestre live. Cela fut-il le cas sur LE MYSTERE DU
LAPIN-GAROU ?
JN)
Non, tout a été enregistré en live. Il se peut que nous ayons utilisé
un piano numérique à la place d’un piano acoustique par moments, mais
c’est bien tout.
A quel type d’orchestre
avez-vous fait appel ?
JN)
Il s’agissait d’un très grand orchestre hollywoodien d’environ 90
musiciens, tout ce qu’il y a de plus conventionnel, à quelques détails
près toutefois. Ainsi, il y avait plus de cuivres que d’habitude dans
le but de faire écho à la tradition musicale de WALLACE &
GROMIT.
La technique de Nick Park
est très artisanale. N’y a-t-il pas un contraste important entre ce
côté intime et fait main et la taille impressionnante de l’orchestre ?
JN) Il est vrai que la technique
d’animation est très artisanale car elle ne peut être réalisée qu’à la
main et en aucun cas par ordinateur. Le film est aussi artisanal dans
le sens où Nick Park et Steve Box les deux réalisateurs se sont
impliqués dans absolument tous les aspects créatifs de cette
production. Cela ne veut pas dire pour autant que le film ne soit pas
ambitieux. Ma musique s’accorde donc avec les grandes dimensions du
film, tout en captant le charme particulier de ces deux personnages.
Avez-vous participé d’une
façon ou d’une autre aux jeux vidéos tirés de la série et du film.
JN) Pas du tout. Néanmoins ils
citent textuellement le thème principal de WALLACE & GROMIT.
On entend parler d’autres
formes de films sur WALLACE & GROMIT. Aimeriez vous en
faire partie ?
JN)
Absolument. Il est question d’une série inspirée du mouton de A CLOSE
SHAVE (RASE DE PRES) et je serais ravi d’en faire partie. J’aime trop
Wallace et Gromit et je ferais tout mon possible pour continuer à
travailler avec eux.
Quels sont vos prochains
projets ?
JN) Aller surfer à Hawaï. J’ai
travaillé si dur et sans arrêt durant ces deux dernières années que
j’ai décidé de m’offrir de longues vacances !
Nick Park parle de WALLACE
& GROMIT : LE MYSTERE DU LAPIN-GAROU comme du « premier film
d’horreur végétarien de l’histoire du cinéma ». Etes-vous végétarien
vous-même ?
JN)
Pas du tout, j’aime les gros steaks bien saignants !
