10 November 2006
CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE - Entretien avec STEVE BARTEK, Orchestrateur de choc!
Tout
le monde sait que CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE
et NOCES FUNEBRES sont le fruit de vingt
années d’amitié et de collaboration brillante
et fantasque entre Tim Burton et Danny
Elfman. Les deux films sonnent en effet le
glas d’une onzième et douzième créations
magistralement dirigées par le duo d’enfer.
Mais qui savait qu’une troisième âme
plongeait également sa cuillère dans ce
chaudron musical et chocolaté? Complice du
grand Danny Elfman depuis la création du
groupe Oingo Boingo, Steve Bartek mitonne lui
aussi dans l’antre du chanteur compositeur
ces partitions magiques. C’est à travers son
talent de superviseur de la cuisine
orchestrale, qu’il nous dévoile quelques
ingrédients des recettes secrètes du grand
chef Elfman. Confidences d’un Maître
Chocolatier…STEVE & DANNY, A LA VIE A LA MORT
Steve, pouvez-vous nous dire sur quoi vous travaillez en ce moment ?
SB) Je travaille sur une œuvre de concert que Danny a créée en Février de l’année dernière au Carnegie Hall de New York avec l’American Composers Orchestra. Depuis deux semaines nous sommes en train de l’adapter et de l’enregistrer afin qu’elle puisse être utilisée maintenant comme musique d’un film Imax qui s’appellera DEEP SEA 3D et sortira vraisemblablement cet été. Pour ce faire, Danny a composé une quinzaine de minutes supplémentaires.

Comment
définiriez-vous le style de cette œuvre ?
SB) Elle porte bien son nom, elle s’appelle
SERENADA SCHIZOPHRENIA. C’est donc un mélange
schizophrène de différents styles. Un des
mouvements est une pièce très active pour deux
pianos solos ; une autre est décrite pour
soprano et un chœur ; un autre est une pièce
très émotionnelle pour cordes seules. Un autre
enfin, est un mélange de fanfares bavaroises et
d’orchestre symphonique.

Avez-vous
une méthode de travail particulière avec Danny
Elfman ?
SB) Oui, je dirais même que j’en ai eu
plusieurs car les choses ont beaucoup évoluées
avec le temps et avec la technologie. Nous
avons commencé tous deux avec PEE-WEE’S BIG
ADVENTURE. C’était notre premier film et nous
ne savions pas trop où nous mettions les pieds.
Danny faisait des esquisses tandis que de mon
côté je travaillais avec le monteur musique
pour m’assurer que le timing fonctionnait
correctement. A la fin de PEE WEE, il s’est
procuré une Click-Box, ce qui fait qu’il
pouvait savoir exactement s’il était synchro
avec le film. Puis les ordinateurs sont arrivés
et il s’est mis à travailler en écrivant ses
esquisses à partir de ses maquettes numériques.
La technologie évoluant, et le temps diminuant
toujours, il s’est mit à ne plus faire que des
maquettes à partir de samples orchestraux. Cela
permet au compositeur de donner une idée la
plus approchante possible du résultat final au
réalisateur. Cela l’occupait tellement qu’il
n’avait plus le temps d’écrire ses partitions.
Ce qui se passe aujourd’hui c’est qu’il
transmet ses maquettes avec toutes les
informations midi de son ordinateur à son
superviseur midi, Mark Mann, qui les trie et
qui fait en sorte que je puisse les recevoir en
tant qu’esquisse. Il faut dire que lorsque
Danny compose sur son synthétiseur, il
interprète en même temps sa musique, tandis que
l’ordinateur écrit exactement ce qu’il joue, en
tenant compte de toutes ses inflexions ce qui
peut se révéler très complexe à déchiffrer dans
le tempo, ce qui fait que l’ordinateur. Marc
débroussaille tout cela, me le transmet. Mon
rôle ensuite consiste à adapter cette partition
électronique de sorte qu’elle sonne au mieux
avec un véritable orchestre. Le problème avec
cette méthode de travail, c’est que
l’ordinateur n’est pas très précis en ce qui
concerne le phrasé et l’articulation, ce qui
fait que je dois souvent appeler Danny pour
qu’il m’explique comment se découpent ses
thèmes. Pour CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE, c’est
ainsi que nous avons travaillé, par échange de
coups de fil et d’emails. Pour HULK et
SPIDERMAN, je l’ai accompagné à toutes ses
réunions avec le réalisateur car nous avions
encore moins de temps que d’habitude et il
fallait que je sache les modifications que
souhaitaient les deux réalisateurs, le plus
rapidement possible ce qui évitait de repasser
par la maquette pour opérer ces changements.

Après
vingt ans de bons et loyaux services, quel
regard portez vous sur votre collaboration avec
Danny Elfman ?
SB) Travailler avez Danny est
toujours intense car il est attentif à chaque
détail. Mais c’est aussi toujours très amusant
parce qu’avec lui il y a toujours de l’humour
dans le studio. Il peut y avoir des problèmes,
le temps peut venir à manquer, mais au final on
se dit toujours qu’on s’est bien amusés !

Dans une
interview, Danny Elfman confiait qu’il vous
considérait comme son « ombre ».
SB) Nous avons joué dans le même groupe de rock
pendant 25 ans. Cela crée des liens ! Et le
fait est que, bien souvent, et notamment en
studio d’enregistrement, chacun a tendance à
finir les phrases de l’autre ! Nous savons
comment chacun de nous fonctionne et nous avons
la capacité d’anticiper sur les choix de
l’autre. Ceci dit, sur un plan strictement
personnel, les choses ont un peu changé depuis
Oingo Boingo. Nous avons des vies distinctes,
avec chacun sa famille. Ce qui fait que chaque
fois que nous nous retrouvons sur un projet, ce
sont des réelles retrouvailles, comme les deux
meilleurs amis du monde, ce qui ajoute au
plaisir de travailler ensemble !
STEVE BARTEK, LE TICKET D’OR
POUR DANNY ELFMAN

Dans les
albums de Danny Elfman, vous êtes crédité en
tant qu’orchestrateur superviseur. Pouvez vous
nous expliquer votre rôle ?
SB) C’est le meilleur titre que nous ayons
trouvé au fil des ans, ne sachant pas comment
nommer concrètement ma fonction auprès de
Danny. Au début de notre collaboration,
j’orchestrais les films de Danny entièrement
moi-même. Mais, le nombre de productions
augmentant et le temps à leur consacrait
diminuant, j’ai du faire appel de plus en plus
à des collègues pour m’aider. A partir de là
c’est à moi de m’occuper d’eux. Mais par-dessus
tout, j’ai la responsabilité d’organiser les
sessions et de trier les orchestrations de
telle sorte que chaque session rassemble toutes
les partitions demandant la même taille
d’orchestre. Ce titre est une sorte de
reconnaissance de mon travail qui va au delà de
ce que fait une orchestrateur classique.

Quelle est
votre marge de manœuvre en matière
d’orchestration ?
SB) Cela dépend des films. Au début de notre
collaboration, Danny n’était pas encore très
équipé et il me donnait des indications
générales du genre : « j’aimerais que cela
sonne comme du Copland ». A moi ensuite de me
débrouiller avec cela. Mais aujourd’hui, avec
la technologie et les maquettes qu’il réalise,
il est beaucoup plus spécifique dans ce qu’il
veut. Mon rôle maintenant est plus de m’assurer
que ce que Danny a composé à l’ordinateur
sonnera bien à l’orchestre.

Comment
répartissez vous le travail entre les
différents orchestrateurs ?
SB) C’est toujours très difficile. Dans le
meilleur des cas, je fais appel à deux
orchestrateurs avec lesquels j’ai l’habitude de
travailler : Edgardo Simone et David Slonaker.
J’adore la façon d’Edgardo d’orchestrer les
choses modernes et un peu bizarres tandis que
David excelle dans l’apport de textures
particulières. Mais la réalité n’est pas aussi
simple. Quand on en arrive aux deux dernières
semaines de production, il s’agit plutôt de ne
pas perdre du temps et de faire en sorte que
tous les orchestrateurs soient occupés avec la
musique qui arrive. Moi-même, j’aimerais me
mettre de côté toutes les musiques que je
préfère, mais il faut être plus pragmatique.
Quelles
sont les musiques que vous préférez orchestrer
?
SB) Au début, je préférais les musiques
d’action, mais aujourd’hui, mes goûts vont
plutôt vers les musiques les plus fantaisistes
et les plus mélodiques.
Quel est
votre rôle durant les sessions ?
SB) C’est vraiment là que je
deviens l’ombre de Danny. Quand il entend la
musique, le réalisateur dit à Danny ce qu’il en
pense et les éventuelles modifications qu’il
souhaite. Généralement, je m’assoie à côté de
Danny qui traduit les idées du réalisateur en
musique et me les transmet. C’est alors que
j’en discute avec lui, que j’organise tout cela
et que je vais en parler au chef d’orchestre.
C’est une sorte de chaîne et je suis au milieu.
Je suis une sorte d’intermédiaire, un «
facilitateur ». Je dois aussi m’assurer,
lorsque Danny doit réécrire une pièce, que les
musiciens ne restent pas inactifs et qu’il y a
toujours un morceau prêt à enregistrer. Enfin,
quand il y a un peu d’électricité dans l’air,
c’est à moi d’essayer d’apaiser les tensions !

Parmi tous
les films du duo Burton/Elfman, lequel préférez
vous ?
SB) Je dirais EDWARD AUX MAINS
D’ARGENT, car c’était une musique très
différente de ce que nous avions fait par le
passé, même pour Tim. C’était à la fois sérieux
et drôle et nous avions utilisé le chœur de
façon inédite. Le célesta et les deux harpes
venaient sur le devant de la scène. Le résultat
était vraiment très spécial.
VOUS PRENDREZ BIEN UNE RIVIERE
DE CHOCOLAT POUR LE DESSERT ?
Comment
s’est passée la production de CHARLIE ET LA
CHOCOLATERIE ?
SB) Ce fut un projet assez long car tout a
commencé très tôt avec les chansons, à peu près
un an avant la production de la musique. La
majeure partie du travail préliminaire a été
réalisée par Danny dans son studio afin que les
acteurs puissent chanter sur le bon rythme. Ce
n’est qu’à l’époque où nous allions travailler
à la partition que je suis arrivé sur les
chansons, que nous les avons retravaillées puis
enregistrées à Londres en deux fois. La
première fois, nous avons enregistré la
rythmique (batterie, basse et guitares), avec
des instruments ethniques (sitars et tablas).
La deuxième fois, ce fut le tour de la fanfare
et des cordes pour la chanson d’Augustus Gloop.
Danny voulait une fanfare (marching band), mais
comme ils n’en avaient pas en Angleterre, nous
nous sommes rabattus sur une fanfare de lycée.
L’idée était de donner l’impression musicale de
musiciens de rue comme on peut en trouver à
Calcutta, et malgré plusieurs essais, cela n’a
jamais fonctionné avec des musiciens
professionnels. On aurait pu demander à des
musiciens de studios de jouer faux comme ces
ensembles indiens, mais demander à des pros de
jouer faux ne donne pas le même résultat que de
demander à des amateurs de jouer du mieux
qu’ils peuvent ! Puis ce fut le tour de la
production de la partition.

Avez-vous
travaillé directement avec Tim Burton ?
SB) Non, pas sur ce film. Pour
CHARLIE, Tim était à Londres. Danny et lui
n’ont pratiquement communiqué que par internet.
Il n’est venu ici que deux fois, en fin de
production.
Pouvez-vous nous parler des différentes
chansons de CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE ?
SB) Comme je vous l’ai dit, la majeure partie
de leur production a été réalisée par Danny
lui-même. C’est le cas, notamment, de la
chanson de bienvenue de Willy Wonka, qui était
si réussie en démo qu’elle fut gardée quasiment
telle quelle, à ceci près qu’elle fut remixée
afin de lui donner un peu plus de relief qu’en
démo. Ensuite, chaque chanson devait avoir un
style différent. Je n’ai pas travaillé sur
Violet Beauregard. Danny a collaboré ici avec
Bruce Fowler, qui fut le tromboniste de Frank
Zappa et qui a collaboré notamment au ROI LION
et à CHICAGO pour lequel je lui ai demandé
d’être trombone solo. Sur cette chanson, il a
fait un travail formidable car ce style très
cuivré et très R’nB lui correspondait très
bien. Veruca Salt quant à elle est plus proche
du style des Birds ou des Mamas and Papas. Son
orchestration est très pop, très simple, avec
une flûte solo. Pour le reste, nous avons testé
différentes approches de la guitare, live et
synthétiques, que nous avons empilées en
couches. C’est Edgardo qui s’en est occupé. Les
deux chansons auxquelles j’ai participé étaient
celle d’Augustus Gloop dont nous avons parlé,
et celle de Mike Teavee. Cette dernière est un
mélange original de Queen et de Beatles dans
une approche assez agressive !

Il y eut
également un gros travail sur les voix des
Oompas Lumpas, toutes chantées par Danny
Elfman.
SB) En effet. La partie chantée de chaque
chanson est le résultat de centaines de voix de
Danny retravaillées, et chaque chanson possède
son propre mélange, son propre timbre afin de
bien les différencier, tout comme pour
l’orchestration.

Quel est
le concept général de l’orchestration de la
musique du film ?
SB) Comme vous avez pu le
remarquer, l’interprétation du livre qu’a faite
Tim Burton est plus sombre que pour un film
pour enfants traditionnel. C’est le cas du
monde réel, traité tout en couleurs froides,
mais également pour la chocolaterie, qui, en
dépit de couleurs vives, n’en conserve pas
moins un côté obscur. De fait, l’orchestration
du film va dans le même sens, notamment au
niveau de l’utilisation des trombones. En
effet, nous ne les avons pas utilisés de façon
explosive et festive comme c’est le cas le plus
souvent, mais plutôt en tant que couleur grave.
On note
également certains timbres « industriels »,
notamment dans l’ouverture du film.
SB) Absolument. Au début de chaque production,
Danny joue avec ses samples et crée des loops
qui sont ensuite intégrés à la partition
enregistrée avec un orchestre classique. C’est
ce que vous entendez au début du film. C’est
aussi le cas des sonorités synthétiques très
seventies que l’on retrouve ici et là et qui
permettent d’unifier chansons et partitions.

On
comprend l’utilisation d’instruments ethniques
dans la séquence du maharadjah et de son palais
de chocolat, mais on retrouve d’autres
références de ce type en d’autres moments moins
« exotiques » de la partition, notamment autour
du très germanique Augustus Gloop, ce qui peut
sembler paradoxal.
SB) Beaucoup de choses sont parties de cette
chanson. Au départ, c’est l’idée de Bollywood
qui a vraiment motivé l’ensemble du projet,
puis les choses ont évolué et se sont
diversifiées. Mais le fait est que c’est un
style qui est très important pour Danny. Et
c’est encore une fois pour des raisons de
cohérence, mais aussi de sens du lieu (Inde,
Maroc, Japon), que nous avons fait appel à ces
instruments. Ce n’est pas comme dans HULK, dans
lequel le duduk et la voix égyptienne faisaient
partie intégrante de la texture musicale et
donnaient cette impression d’ailleurs, dans le
désert.
CHARLIE ET
LA CHOCOLATERIE semble un peu moins mélodique
que les autres films de Danny Elfman. Est-ce un
recul en matière thématique ?
SB) Cela vient du fait que le
thème principal du film est davantage basé sur
les percussions que sur les cordes. C’est un
mouvement, une texture, mais qui revient
régulièrement dans le film. Cela n’entame en
rien l’attachement de Danny au thématisme. Il
s’assure toujours que ses films ont un thème
principal avec un contre thème, ainsi qu’un ou
deux thèmes pour les personnages. Dans la
partition de CHARLIE, il a réemployé les motifs
de chaque personnage joués en introduction de
chaque chanson. Il est aussi toujours très
important pour lui que tous ces thèmes puissent
fonctionner de concert et puissent être adaptés
de façon triste ou gaie en fonction des
situations. Sur CHARLIE, je pense que c’est
toujours le cas, mais le fait est que ses
variations peuvent être passablement éloignées
du thème de base à tel point qu’on puisse avoir
des difficultés à le reconnaître.
LORSQUE JACK & SALLY CROISENT VICTOR & EMILY…
CHARLIE
ET LA CHOCOLATERIE possède des chansons, tout
comme CORPSE BRIDE, et L’ETRANGE NOËL DE MR.
JACK. Cependant, les styles en sont très
différents. Est-ce aussi le cas de leur
processus de création ?
SB) Les
choses furent différentes pour Charlie car il
s’agissait de chansons pop. De ce fait, nous
les avons produites comme on le ferait pour un
disque de variété, avec différentes couches
sonores que l’on superpose. NOCES FUNEBRES et
L’ETRANGE NOËL furent traités comme des
comédies musicales, comme un accompagnement
orchestral à des parties vocales. Dans ces deux
cas, l’intégration des chansons dans la
partition fut très simple car les chansons
naissent vraiment de la partition et la
prolongent. Le fait est que nous avons
enregistré les chansons dans le même temps que
la partition car les orchestrations étaient les
mêmes. Ce n’était pas des entités séparées
comme dans CHARLIE où chaque chanson possède un
univers sonore bien à elle.
La
filiation entre NOCES FUNEBRES et L’ETRANGE
NOËL est d’ailleurs assez évidente.
SB) Il est vrai qu’on compte
davantage de similarités que de différences
entre les deux films.
Dans les deux cas nous avons fait appel à un
petit orchestre d’une soixantaine de musiciens
et parfois moins. Les textures que Danny a
utilisé sont aussi très similaires et presque
essentiellement live. Pour autant que je me
souvienne seuls l’orgue et le clavecin, qui
reviennent assez souvent dans le film
proviennent de ses synthétiseurs. En tant
qu’orchestrateur, c’était très intéressant,
dans la mesure où l’orchestre dans les deux cas
avait beaucoup plus d’importance que
d’habitude. Et c’était plus simple à orchestrer
pour moi car c’était un son purement
orchestral. Il ne fallait pas faire de la place
pour des éléments extérieurs. Et comme, pour
ces raisons, NOCES FUNEBRES fût aussi plus
facile à enregistrer, nous avons mis une
session de moins que prévu pour le faire !
Avez-vous
réutilisé des orchestrations de L’ETRANGE NOEL
qui vous plaisaient dans NOCES FUNEBRES ?
SB) Ce n’est pas ainsi que je
procède. Je ne regarde par en arrière, j’essaye
de servir au mieux les idées de Danny. S’il est
vrai que l’on retrouve dans NOCES FUNEBRES
certaines couleurs de L’ETRANGE NOEL comme le
célesta, ce n’est en rien un retour en arrière.
C’est un instrument qui fait tout simplement
partie du vocabulaire de Danny, de son identité
sonore. De fait, on en trouvait déjà encore
plus tôt dans EDWARD AUX MAINS D’ARGENT. De la
même façon, Danny à l’habitude de faire appel à
deux harpes. Mais pour NOCES FUNEBRES nous
n’avons pas eu le budget pour cela.

Avez-vous
fait appel à des ossements humains pour les
percussions du Monde Des Morts ?
SB) (Rires) J’aimerai pouvoir
vous répondre oui ! En fait, nous avons fait
appel à deux vrais marimbas, mais pour le
reste, Danny a préféré les sonorités de ses
samples qui ressemblaient plus aux sons
d’ossements.

Quels sont
les projets que vous préparez maintenant ?
SB) Danny vient de commencer à travailler sur
CHARLOTTE’S WEB. Nous devrions l’enregistrer
d’ici mars. Ensuite, ce devrait être le tour
MEET THE ROBINSONS de Disney.
