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- : :  Eric SERRA - Compositeur : : -

 


 

Souvenez-vous en 2006: nous avions donné rendez vous à Eric Serra pour suivre avec lui les aventures d'Arthur.  Fort d'une 4ème récompense aux victoires de la musique, et toujours fidèle au poste, Eric Serra nous raconte ses trépidantes trois dernières années . Et vous verrez qu'il ne s'est pas ennuyé: il a participé au clip de Kofi A. Annan, composé la musique de Believe pour le Cirque du Soleil. Il n'oublie pas son ami, Luc Besson, puisqu'il vient de composer pour lui Arthur et la Vengeance de Maltazard, et qu'il travaille actuellement sur les Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec. En attendant de retrouver Eric sur scène avec son groupe RXRA, je lui souhaite de remporter une cinquième victoire de la musique et ainsi rentrer dans le palmarès des records!

Arthur est au comble de l'excitation : c'est aujourd'hui la fin du dixième cycle de la Lune, et il va enfin pouvoir regagner le monde des Minimoys pour y retrouver Sélénia. Dans le village, tout est prêt pour l'accueillir : un grand banquet a été organisé en son honneur, et la petite princesse a passé sa robe en pétales de rose... C'est sans compter le père d'Arthur, qui choisit précisément ce jour tant attendu pour quitter plus tôt que prévu la maison de sa grand-mère. Au moment du départ, une araignée dépose dans les mains du jeune garçon un grain de riz sur lequel est gravé un message de détresse. Pas de doute, Sélénia est en danger, et Arthur n'a plus qu'une idée en tête : voler à son secours ! Quitte à employer un passage de fortune, tomber tête la première dans le bar de Max, se heurter aux troupes de Kröb, le nouveau tyran des Sept Terres, secourir Bétamèche, combattre des rats, des grenouilles, des araignées velues… et découvrir, une fois arrivé au village des Mimimoys, qu'aucun message de secours ne lui a été envoyé ! Mais qui donc a bien pu piéger ainsi notre jeune héros ?

 


 

Monsieur SERRA, vous avez tout récemment participé au clip  « Beds are Burning », que l’on peut découvrir sur http://www.timeforclimatejustice.org/Qu’est ce qui vous a décidé à participer à cette action ?

J’ai été contacté par les gens que je connais bien, du label THE : HOURS. Ils se sont occupés de ce clip pour Kofi A. Annan et m’ont demandé si je voulais y participer. Bien sur, j’ai accepté ,déjà parce que c’est pour une bonne cause, belle, noble et importante. En tant qu’artiste cela ne me coutait pas grand-chose de le faire, et si cela peut apporter quelque chose, c’est encore mieux. De plus artistiquement c’est bien, je n’avais donc aucune raison de ne pas le faire. J’ai donc chanté, et l’on peut me voir sur le clip vidéo, juste après Marion Cotillard.

 

Vous avez de nouveau été récompensé aux Victoires de la Musique pour le score d’Arthur et les Minimoys. Comment réagissez-vous à cette  4ème récompense ?

Cela m’a fait énormément plaisir de voir que l’on appréciait toujours mon travail, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une récompense.  J’étais ravi de la recevoir et d’avoir participé à cette soirée très sympathique.

 

Est-ce que cela vous « rassure » d’obtenir ces récompenses, vous donne plus d’assurance dans votre écriture ?

J’ai en effet une certaine assurance car cela fait 30 ans que je fais ce métier. Mais paradoxalement, à chaque fois que je fais une musique de film,  je suis terrorisé et j’ai l’impression que c’est la première fois. C’est un mélange assez paradoxal des deux extrêmes. L’expérience fait que j’ai effectivement une certaine assurance, mais la passion que j’ai pour la musique fait que je me sens toujours aussi paniqué qu’au début. Une fois que je suis lancé dans le processus d’écriture, cela ne disparait pas, mais je n’y pense plus.

Ce qui est surprenant c’est qu’à chaque fois, lors de chaque démarrage de projet, il se passe toujours la même chose. La différence aujourd’hui, c’est que quand j’attaque un nouveau projet et que je suis dans cette phase de doutes et de panique, je sais que ce n’est pas la première fois, que cela me fait cela à chaque fois. Et je sais que je vais m’en sortir. La différence, c’est que maintenant  je passe quand même par les mêmes phases, mais je sais que ce ne sont que des phases.

C’est un peu bizarre parce que je devrais me dire que ce n’est pas la peine de passer par là… Ce sont les mystères de la création ! (rires).

 

Vous avez à la fin de l’été 2008, après Arthur et les Minimoys quitté la France pour Las Végas. Vous avez vécu une expérience différente en participant à un des spectacles du Cirque du Soleil. Comment a commencé cette nouvelle aventure ?

Un jour, j’ai reçu un email d’un producteur du Cirque du Soleil, Guy Caron. J’étais ravi parce qu’à l’époque je connaissais le Cirque du Soleil de nom, j’en avais entendu parler,  je n’avais jamais vu leur spectacle, mais j’avais une très bonne image d’eux. Je savais que c’était quelque chose de bien. J’ai donc rencontré Guy Caron, nous avons mangé ensemble, nous avons discuté et très vite nous avons sympathisé. Cela a commencé comme cela et j’étais ravi. Ensuite je suis allé à Montréal.  Là j’ai pris conscience de la taille de ce qu’est réellement le Cirque du Soleil. En France, on ne connait pas très bien, mais aux Etats Unis, le Cirque du Soleil ce sont les plus grands spectacles, c’est énormissime, ils sont connus  comme Mickael Jackson. Lorsque je suis arrivé dans leurs bureaux, je m’attendais quand même à ce qu’ils aient un immeuble parce qu’ils sont assez connus, mais en fait, j’ai découvert qu’ils n’ont pas un immeuble mais tout un quartier, grand comme l’aéroport de Roissy. J’ai découvert des gens super, extrêmement  gentils, très portés sur l’aspect artistique et non sur le coté business, ce qui est assez rare je vous avoue, dans d’autres domaines. Ça m’a fait plaisir. Le processus à alors commencé. Ils m’ont emmené à Las Vegas pour rencontrer les gens avec qui on allait travailler. Je suis allé voir les 5 spectacles qu’il y a là bas en permanence. Et là je suis tombé par terre, devant la qualité des ces spectacles. Clairement, c’étaient les plus beaux spectacles que j’ai vus de ma vie. Je ne m’y attendais pas, je ne savais pas que cela existait. Les spectacles qu’ils ont là bas, qui sont résidents, ne sont pas les mêmes que ceux qui sont itinérants. Ils ont des contrats de 10 ans pour chaque spectacle permanent, et cela leur donne des moyens financiers énormes qu’ils ne pourraient avoir autrement. Ils peuvent donc créer des choses qu’ils ne pourraient pas mettre en place lors de spectacles itinérants parce que cela couterait trop cher. Là comme ils savent qu’ils sont là pour 10 ans, à deux représentations par jours et sachant qu’ils sont pleins tout le temps, cela leur donne des moyens incroyables. Et ils font les choses bien, ils investissent réellement. Ils en profitent pour créer des spectacles que personne d’autre ne peut créer, car personne d’autre n’a les moyens. Ça mélangé avec le bon gout et le sens artistique de Guy Laliberté qui est le patron du Cirque du Soleil, cela fait quelque chose de réellement sublime. Après avoir vu tout cela j’ai été ravi de rentrer dans la famille du cirque.

 

Ensuite comment se sont organisées les choses ?

Le processus était le suivant : au départ en 2007, j’écrivais de chez moi à Paris, et une semaine par mois nous étions en réunion à Las Vegas. J’ai fait donc en 2007 dix/douze allers-retours à Las Vegas. Et en 2008, je me suis installé 8 mois à Las Vegas pour finir le spectacle. Il y a eu un moment où eux répétaient à Montréal, et un moment où nous nous sommes tous retrouvés à Las Vegas pour tout finaliser.

 

Comment avez-vous vécu cette expérience ?

Ce fut une expérience assez intéressante, et pas forcement qu’agréable. Vivre à Las Vegas, c’est un peu comme vivre dans une station spatiale. Un endroit en plein milieu du désert, un lieu où il y a des casinos partout, des gens bizarres, les pires américains moyens qu’on puisse croiser, un monde complètement dégénéré.

On y trouve un peu l’ambiance qu’il y a dans les stations de ski. On y trouve essentiellement des gens en vacances et quelques personnes qui sont là au contraire pour faire du business, le plus possible. Et ce sont eux qui tiennent l’endroit.

Las Vegas, c’est ça, en beaucoup plus grand mais y’a pas de neige, -rires-, au contraire, il fait 50°C. Ce n’est pas humain, c’est très, très curieux.   Ça me fait aussi penser à la station spatiale du Cinquième Elément, Fhloston Paradise où tout le monde va en vacances. Las Vegas, ce ne sont que des gens qui viennent en vacances, jouer au casino, ou voir des spectacles. Mais ce sont des gens un peu bizarres, l’américain moyen et ce n’est pas la grande classe. Or, c’est l’essentiel des touristes là bas. Et parallèlement, quand on vit là bas pendant quelques mois, on devient un des membres de l’équipage. On se rend compte qu’il y a tout un monde, une vie un peu souterraine de gens qui bossent là-bas. C’est la première fois de toute ma vie que j’ai cette impression de passer huit mois sur une station spatiale. Après coup c’est une expérience géniale, mais pas évidente à gérer tous les jours, surtout que j’ai des enfants, et que là, j’étais loin d’eux. 

 

Combien existe-t-il de spectacles du Cirque du Soleil. Où se produisent-ils ?

Il y a deux formes de spectacles : les 6 spectacles résidents à Las Vegas, et une douzaine dans le monde, un à Orlando, un à Tokyo, un à Macao,… Parallèlement à cela, il y a une quinzaine de spectacles itinérants dans le monde. Le premier spectacle que j’ai vu était à Paris, à l’époque où je démarrais mes contacts avec eux. Et même si les spectacles itinérants ont moins de moyens, si c’est le premier que vous voyez, c’est déjà très beau, très poétique, vraiment magnifique. Toutes les acrobaties, sont de très haut niveau. En général leurs acrobates sont d’anciens champions olympiques, il y a des mises en scène, des costumes, des musiques formidables

 

A quel spectacle avez-vous donc participé ?

Il s’appelle « Criss Angel Believe ». C’est le premier spectacle de magie, mettant en vedette le magicien Criss Angel.

 

C’est donc parti pour dix années ?

Oui si le spectacle marche ! Mais cela marche très fort.

Il y a même des spectacles qui durent plus. Leur plus vieux spectacle qui s’appelle Mystères, qui est magnifique, se produit depuis presque vingt ans. Moi je suis allé le voir 3 ou 4 fois. Et le fait que Las Vegas soit comme une station spatiale, dans laquelle des gens différents arrivent tous les 3 jours, permet aux contrats d’être aussi longs. Les touristes se renouvellent tout le temps.

 

Comment se sont organisées les phases de travail ?

Cela a été compliqué et surtout long. Chacun monte une marche, l’un après l’autre. On m’a donné un script, qui était un descriptif sommaire de ce qu’allait être le spectacle, avec une dizaine de lignes par tableau. C’est un peu l’équivalent d’un scénario. A partir de cela, j’ai commencé à écrire les thèmes musicaux qui m’inspiraient pour chaque tableau. Je leur ai envoyé cela, et ça les a inspirés à leur tour pour développer les tableaux, etc, etc. Nous avons avancé comme cela, chacun notre tour, en se renvoyant la balle. C’est pour cela que c’est assez long à monter. Au départ il n’y a rien, c’est assez abstrait. On part de rien. Ce n’est pas comme dans un film, où moi j’attends d’avoir les images. Ensuite, les dernières phases, qui durent encore plusieurs mois, on est sur place dans le théâtre à Las Vegas. Il y a les acrobates sur scène, qui répètent leurs numéros avec la musique,  et on me demande des ajustements. On me dit, là il faudrait que ce soit plus court parce que l’acrobate a terminé son truc à ce moment là, ici il faudrait que ce soit plus long parce que le magicien n’a pas le temps d’aller jusque là-bas. Donc on adapte sur mesure en fonction de tout cela. C’est pour cela que c’est un procédé qui prend beaucoup de temps.

 

La musique n’est pas jouée en live pour ce spectacle ?

Alors d’habitude si, pour les autres spectacles. Mais pour celui là en l’occurrence, non. Comme c’est un spectacle de magie extrêmement complexe techniquement, ils ont préféré ne pas rendre les choses encore plus difficiles avec des musiciens en live.

 

Pourrons-nous trouver un cd de la musique de ce spectacle ?

Il est en préparation. Je n’ai pas eu le temps de m’en occuper de suite, car lorsque je suis rentré j’ai commencé Arthur et La Vengeance de Maltazard. Et lorsque j’ai terminé ce dernier, j’ai immédiatement enchainé avec Adèle Blanc-Sec. Le cd devrait être disponible en févier de l’année prochaine.

 

Vous êtes espéré par vos fans sur scène, avec votre groupe RXRA. Avez-vous des dates à nous annoncer ?

Pour l’instant il n’y a rien de prévu. En fait en janvier, j’ai eu un accident. Il m’est arrivé un truc horrible, le pire truc pour un musicien : je me suis amputé un doigt. J’ai eu beaucoup de chance car j’ai eu un très bon chirurgien spécialisé là dedans. Il a réussi à me le regreffer. J’ai quelques petites séquelles, mais rien de bien gênant. Du coup je n’ai pas pu jouer pendant quasiment six mois. Le groupe est donc en stand-by. Pour le moment je suis aussi débordé de travail. Le groupe reprendra avec quelques concerts en 2010. J’espère aussi faire un album avec le groupe d’ici fin 2010 et une véritable tournée en 2011.

 

Les fans pourront trouver ces informations sur votre site et Myspace ?

Oui, pour le moment je n’ai pas trop le temps de m’en occuper, mais les informations sur les concerts seront publiées sur ces supports.

http://www.ericserra.com/

 

Arthur et la Vengeance de Maltazard est votre première suite.

La plupart des thèmes sont repris dans la suite d’Arthur, et il y a aussi plein de nouveaux thèmes. Comme c’était la première fois que je me retrouvais dans ce genre de situation, je ne savais pas comment j’allais le gérer. Je ne m’inquiétais pas outre mesure mais je me posais la question : comment ça se gère de faire une suite ? Comment on réutilise des thèmes ? En fait cela s’est fait naturellement. Il y a des moments où c’était une évidence d’utiliser tel thème parce que cela correspondait et que cela fonctionnait très bien. J’ai souvent changé la structure et l’orchestration des anciens thèmes. Et à d’autres moments c’était une évidence qu’il fallait utiliser de nouveaux thèmes, et cela a été un plaisir d’en écrire d’autres. Se servir des anciens était amusant mais j’avais envie aussi d’en écrire de nouveaux. Tout cela s’est fait très naturellement et je suis content du résultat.

 

Pouvez-vous nous parler de quelques nouveaux thèmes ?

Vers le début il y a une cueillette de fruits, et j’ai crée un thème très champêtre. Je reprends ce thème très joyeux dans la scène du banquet préparé en l’honneur d’Arthur. Il y a aussi un nouveau thème pour Sélénia. Il y a aussi lorsqu’on est chez Max, et dans Paradise Alley. Luc dans le premier Arthur avait utilisé des synchros (Snoop Doggy Dog entre autres) et je n’avais pas eu à faire beaucoup de musique. Pour cette suite, je me suis amusé à trouver un nouveau style, un thème un peu bizarroïde, en créant une musique qui leur va très bien, qui groove pas mal, qui sonne bien, et très original, tout cela avec l’orchestre symphonique.

 

Avez-vous joué de certains instruments ?

Oui pas beaucoup, car c’est quasiment cent pour cent symphonique. Mais j’ai joué des percussions dans l’orchestre classique, du xylo par exemple ou quelques notes de piano. Il n’y a pas de guitare, pas de basse. Par contre j’ai programmé pas mal de choses.

 

Au niveau de votre processus d’écriture vous utilisez toujours l’ordinateur ?

Oui en étant autodidacte c’est le seul moyen pour moi d’écrire de la musique symphonique. Je ne suis pas comme Mozart (rires). Je ne peux pas utiliser que le papier/crayon. J’ai besoin d’entendre ce que j’écris. J’écris tout, arrangé directement avec la majorité des orchestrations, mais j’ai besoin de l’entendre. Je fais des maquettes très élaborées, ce qui me permet d’entendre ce que cela va donner. Je me sers de l’ordinateur tout le temps.

Vous utilisez de nouveau les chœurs. Quelle dimension souhaitez-vous qu’ils apportent au sein du film ?

Cela peut apporter quelque chose de très fort, cela peut être par moment très impressionnant, apporter une dimension grandiose, fantastique, cela peut être pour une scène touchante. C’est extrêmement expressif. Cela traduit parfois des choses que l’on ne peut exprimer autrement.

Qui a choisi l’orchestre et les choristes ? Pourquoi ne pas avoir fait appel à l’orchestre de Londres comme pour le premier Arthur ?

D’habitude je travaillais toujours, jusqu’à Arthur et Les Minimoys inclus, avec l’orchestre de Londres. Cette fois ci, à la demande de Luc Besson j’ai travaillé avec l’orchestre symphonique de Paris. Ce sont, comme l’orchestre de Londres, des musiciens qui jouent dans plein d’orchestres différents. Il y a des musiciens de l’opéra de Paris, des musiciens de l’orchestre de Paris, des musiciens de Radio France. Ils se regroupent dans pour faire des séances, ce qui est un exercice particulier que les musiciens ne savent pas tous faire. Là, ce sont des gens qui se sont spécialisé là dedans. Le tout a été initialisé par Philippe Nadal, un des violoncellistes de l’orchestre. C’est lui qui fait la régie de cet orchestre.

Cela a été pour un exercice fort compliqué à la base, parce que les conditions d’enregistrement étaient compliquées mais je suis très content du résultat.  Et puis cela a été très agréable à orchestrer car pour la première fois j’ai pu le faire en français. Même si je parle l’anglais, c’est quand même plus simple d’exprimer les choses dans ma langue maternelle.

 

Quand commencerez-vous Arthur et la Guerre des Deux Mondes ?

Dès que j’aurai terminé celui que je suis en train de faire maintenant, Adèle Blanc-Sec, le prochain Besson. Cela devrait être en février ou mars au maximum.

 

Avez-vous eu des consignes différentes de la part de Luc Besson pour Arthur et la Vengeance de Maltazard ?

Non il était très content de ce que j’avais fait pour le premier. J’imagine qu’il attendait que je fasse aussi bien pour ce second film. La seule demande particulière a été que l’on enregistre chez lui en Normandie. Ce qui mine de rien était une contrainte importante car cela voulait dire, d’enregistrer avec un orchestre différent du mien, avec des musiciens que je ne connaissais pas, dans des conditions un peu particulières parce qu’on ne peut pas mettre tout l’orchestre en même temps à cause de la taille du studio.

 

Vous étiez présent lors de la première parisienne. Vous avez découvert le film et votre musique ensemble. Quelle a été la réaction du public ?

J’avais déjà vu le film cinq cent fois, mais c’était la première fois que je le voyais une fois terminé. C’était une première surtout destinée aux  enfants et ils étaient hystériques.

 

Avez-vous autant composé que pour le premier ?

Je crois que le film fait 1H30 et il doit y avoir 1H28 de musique ! (Rires).

 

Vous travaillez donc actuellement sur les Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec le nouveau film de Luc Besson.

Oui le film sortira le 14 Avril.  Il y a plusieurs styles de musiques dans ce film à cause de l’époque à laquelle se passe le film (début du XXème siècle). Il y aura une musique un peu vieux jazz rigolo, type dixieland, il y aura de la musique très touchante, pleine d’émotion, un peu vieille France avec du piano, de l’accordéon. Il y aura aussi des scènes d’aventure et là ce sera l’orchestre symphonique.

Pour tout ce qui est vieux Paris, j’ai écrit cinq thèmes sans voir d’image, toujours pour les mêmes raisons, être sur qu’ils fonctionnent même sans image, ce sont de vrais thèmes qui touchent. Par contre les thèmes d’aventure, je suis en train de les écrire à l’image.

 

1. The minimoys awakening
2. Ride of the valkyries
3. Nuts and berries
4. Aspecta
5. The bee raid
6. Three rites of initiation
7. Houdi bee
8. The red car
9. The ants train station
10. The hide and the stone
11. Still my home
12. Daddy and his angel
13. Pack your bags
14. I'm sorry mum
15. The spider messenger
16. He will be back
17. The fine pair
18. Alfred at the gas station
19. Wompsiga
20. Wassup
21. Ram crash
22. Coxyflight
23. The pickpoket dutchess
24. Paradise alley
25. Snow my man
26. Andyormum
27. Get lost snow
28. The rap trap principle
29. Not just yet home
30. Archibald and armando
31. Cocoon airport
32. Butterflight
33. The spider and the lollipop
34. Big fat red eyes
35. Spideride
36. Our guest has arrived
37. The king is home
38. Festino
39. Emancipation is the key word
40. Gambetto
41. Sublime
42. The sublime hideout
43. Your sleep will be eternal
44. Heading to the human's world
45. The evil M
46. The passage is broken
47. A big bag of marshmallows
48. The revenge of Maltazard

 

 

 

Special thanks: Eric SERRA pour sa disponibilité, sa patience et son talent

Remerciements à Alexandre MAHOUT - Europacorp pour son aide

Cet article est dédié à Céline et Patrice GARCIA sans qui Arthur ne serait pas.

Pensée spéciale à la plus grande fan team d'Arthur: Céd. Franco, et Alex.

 

 

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