
Bien souvent, les artistes se heurtent à d'infranchissables obstacles pour faire connaître leurs œuvres. Combien se sont découragés devant les méandres de la publication? Combien ne peuvent vivre de leur art? John Marcus avait le projet de faire un film. Son souhait ne s'est pas "encore" exaucé mais il vient de publier son premier roman "L'Eclat du Diamant" chez L'Autre Editions, une toute nouvelle maison d'édition. Grace aux pratiques "militantes" de toute l'équipe de L'Autre Editions, John Marcus sort du lot des auteurs inconnus (bien qu'il ait dû faire le choix de l'anonymat). L'Autre Edition est sur tous les fronts pour assurer la promotion, la distribution et l'avenir de ce qui, nous espérons, deviendra une saga et son adaptation sur grand écran.
Alors que nous avons rendez-vous en fin d'année avec Jean Marc Bastardy pour discuter des particularités éditoriales de sa société L'Autre Editions, aujourd'hui, c'est à John Marcus, que nous avons l'honneur de nous adresser. C'est sur le site d'inter-activities qu'il a choisi de s'exprimer, pour la première fois et en exclusivité. Voici l'unique interview de l'écrivain qui sera publiée sur la "blogosphère" pour cette année 2009. Nous vous souhaitons autant de plaisir à découvrir certains mystères des coulisses de "L'Eclat du Diamant", que dans la lecture de ce roman passionnant.

John Marcus n’est pas votre
vrai nom. Pourquoi cacher votre identité ?
La raison principale est que je travaille depuis quatre ans sur
un projet littéraire très important pour moi, mais qui présente
quelques caractéristiques sensibles puisque, par le biais du
roman historique, j’y aborde l’histoire du monothéisme en
occident et son évolution à travers les trois branches
principales qui ont nourri notre histoire, de ce côté-ci du
monde. Comme pour la série des enquêtes du commissaire Delajoie,
il s’agit d’une série sous forme de « docu-romans », une
tentative de reconstitution historique en direction du grand
public, mais en évitant de tomber dans l’excès de
simplification. J’essaye de m’appuyer sur les découvertes et les
recherches les plus récentes pour développer une thèse qui
commence à s’imposer clairement : c’est la philosophie seule, et
notamment les outils de la pensée grecque, qui ont permis la
formulation de cette évolution « logique » et parallèle de la
pensée religieuse. Bref, en ce qui concerne l’histoire de
l’Islam — que j’aborde plus particulièrement dans le tome 3 —,
je pars d’une théorie développée en 2000 par Christoph
Luxenberg* et qui commence à s’imposer chez les érudits
(j’entends par ce terme les scientifiques véritables et non les
théologiens…), à savoir que le Coran aurait été, à l’origine, un
lectionnaire d’origine chrétienne. Sans rentrer évidemment dans
les détails, le contexte historique, les découvertes récentes
ainsi que la connaissance des religions abrahamiques plaident
dans ce sens, comme une évolution presque évidente d’ailleurs.
Sans le Judaïsme, il n’aurait pas eu de Christianisme. Et sans
ces deux premières religions, l’Islam n’existerait certainement
pas sous la forme que nous lui connaissons. Bref – encore et
enfin —, je tente d’être romancier : le martyr ou la
clandestinité ne me tentent nullement. Donc je me mets d’ores et
déjà à l’abri de « fous de Dieu » potentiels. Mais nous sommes
ici bien loin de « L’Éclat du diamant », n'est-ce pas ?
* Son livre le plus important, « Die syro-aramâische Lesart des Koran. Ein Beitrag zur Entschlûsselung der Koransprache. Berlin : Das Arabische Buch, 2000, IX-311 p. » n’est toujours pas traduit en français d’ailleurs, ce qui peut paraitre étrange compte tenu de l’importance de ce travail – Christoph Luxenberg écrit lui-même sous pseudonyme.
Comment vivez-vous cet anonymat ?
Très très bien ! J’adore ! Il se trouve que je ne suis pas très
mondain, que je n’ai souvent pas de réponses à apporter aux
questions que l’on me pose sur mon travail (excepté les vôtres, bien
sûr…) et que finalement, l’écriture est le mode d’expression
publique qui me convient le mieux. Ne pas être exposé (et je
remercie en passant mon éditeur qui hérite de ce fardeau) me permet
également de mieux gérer mon temps de travail, car je suis un garçon
relativement lent.
Et comment cela impacte votre vie
sociale, familiale, vos rapports à la presse ?
Eh bien, justement, ma vie sociale et familiale est préservée !
Quant à la presse, elle ne se bouscule pas devant ma porte pour le
moment, alors tout va bien. Cela dit j’habite loin, donc je les
comprends…
Quand et comment est né le projet
« l’Éclat du Diamant ? »
Ce premier livre s’inscrit dans une démarche plus large, un
exercice littéraire auquel je m’essaye depuis plusieurs années et
qui se situe entre le roman et le documentaire. Un essai au sens
premier donc. C’est cette expérimentation qui m’intéresse et,
surtout, le fait de savoir si je suis capable un jour d’arriver à
l’équilibre littéraire qu’elle impose. J’en suis encore très loin
aujourd'hui, mais je pense que le second opus de la série des
enquêtes du commissaire Delajoie, par exemple, sera mieux maîtrisé.
En fait, ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement de raconter une
histoire, c’est surtout d’exprimer mon point de vue sur notre monde
et, sans doute, de tenter d’explorer les problèmes de société sans
tomber dans la simplification extrême. Tenter de donner au grand
public, en les vulgarisant au sens noble, des clés de compréhension
pour éviter que se forment ces jugements trop manichéens que l’on
rencontre souvent… La vie n’est pas écrite en noir ou en blanc, elle
se décline toujours en nuances de gris. Les enquêtes de Delajoie
inaugurent donc cette tentative, car chaque livre sera construit
autour d’un thème précis. Ici, dans « L’éclat du diamant », il
s’agit prioritairement d’une réflexion sur les rapports incestueux
que nous entretenons avec la publicité télévisuelle et la
consommation. Le suivant sera articulé autour de notre rapport à
l’argent, etc. Pour revenir à votre question sur la genèse de
« L’éclat », il profite de mon expérience professionnelle
personnelle. Au départ, c’était un projet pour le cinéma. Comme il
n’avait pas pu aboutir à l’époque, j’ai décidé de le développer sous
un format littéraire.
« L’Ame Noire » est annoncée
dès les premières pages de votre premier polar. Avez-vous depuis le
tout début prévu de faire une suite à l’Éclat du Diamant ?
Oui, il y a quatre livres qui sont déjà programmés (si jamais les
lecteurs nous suivent, bien sûr) et « L’Âme noire », le dernier
tome, clôturera la série (je garde le meilleur pour la fin…). Je
n’étais pas trop pour cette annonce, mais je me suis plié aux
raisons « marketing » de mon éditeur. Je lui devais bien quelques
concessions quand même, compte tenu des risques qu’il prend pour me
lancer ! Quant à la série, je l’écris comme une continuité. Une
sorte de série télévisuelle où chaque épisode reprend exactement au
moment où le précédent s’est achevé.
Quand pensez-vous éditer
l’Ame Noire ? De quoi s’agira-t-il ? Une prequel, une sequel, ou les
2 ?
« L’Âme noire » est un livre particulier, car il achèvera la
série par un « pur polar », je veux dire, sans aucune problématique
sociétale clairement énoncée. Histoire aussi de me démontrer à
moi-même, sans doute, que je suis capable d’écrire un roman policier
dans la pure tradition du noir. Bien évidemment, le manuscrit est
loin d’être achevé, mais ça avance, ça avance. C’est presque une
jouissance de replonger à « l’origine du mal ». Je ne vous en dirai
pas plus, mais en attendant sa parution, je vous suggère quand même
de ne pas manquer le prochain épisode de Delajoie : « L’homme qui
rêvait »…
Quels messages souhaitez-vous faire
passer à travers ce livre et ses suites ?
Je veux d’abord, comme
je vous l’ai dit, dresser une sorte d’état des lieux de notre
société, et ce, grâce au roman populaire. Tenter aussi de faire
comprendre au grand public quelques mécanismes relativement
complexes, mais sans tomber dans le simplisme. Je suis souvent
moi-même frustré par la faiblesse des informations qui nous
parviennent via les vecteurs de communication de masse. Souvent trop
formatées et, dans tous les cas, réductrices à l’extrême. A
contrario, essayer de donner des éléments plus complets, décrire des
mécanismes dans leur globalité, relier des causalités qui paraissent
indépendantes, c’est, peut-être, susciter une réflexion plus poussée
et permettre de formuler des jugements plus éclairés. Ma démarche
peut paraitre prétentieuse, mais c’est ce que j’aime faire, pour le
moment du moins… J’y exprime aussi et directement mon point de vue
personnel, bien sûr. Je ne vois pas bien pourquoi j’écrirai, sinon.

Le commissaire Delajoie, son équipe
ou les autres personnages du livre sont-ils des personnages
existants ?
Non, l’équipe de
Delajoie n’existe pas même si, bien évidemment, je me suis imprégné
de la réalité policière pour tracer les esquisses de chacun des
personnages et de leur travail d’équipe. Ce sont donc de purs
personnages de fiction. N’oubliez pas que, malgré l’aspect
documentaire, ce livre est avant tout un roman et un exercice
littéraire. Alors, où commence véritablement le roman ? Où
finit-il ? Pas forcément là où on attendrait le documentaire ! C’est
ce travail que j’aime en fait : jouer en permanence entre la fiction
et la réalité et troubler ainsi le regard du lecteur. Plusieurs
critiques disent que « L’Éclat » est un « guide de premier choix »
pour la vie policière. À ces sympathiques lecteurs, je dis seulement
qu’il faut se méfier parfois des apparences avec les romanciers. Ce
qui a le gout du réel, ce qui sent le réel… n’est peut-être pas
aussi réel qu’il n’y parait. Et ça, ce jeu d’ombres chinoises, c’est
le vrai plaisir de l’écrivain. Alors, quelles sont la part et la
proportion de la réalité et de la fiction ? Moi, en tout cas, je
resterai bouche bée sur le sujet.
En ce qui concerne les faits,
ils sont décrits de manière si réaliste et détaillée que l'on
pourrait croire qu'ils sont tirés d’évènements réels.
De même, vous semblez être très au fait de certains réseaux
sociaux, administratifs… D’où viennent ces connaissances très
approfondies ? « Marketing, publicité, audimat, coulisses et les
rouages du milieu policier… »
Mon expérience personnelle bien sûr, et puis, je me suis surtout
bien renseigné. La trame principale repose effectivement sur des
faits existants même si je les ai amplifiés et extrapolés afin de
mettre en évidence ce que je considère être des anomalies
dangereuses dans cette société démocratique que nous avons
construite si péniblement et que nous devons préserver pour nos
enfants. Il n’y a rien de bien novateur dans ce que j’écris, je
crois que c’est seulement la manière de décrire cette réalité qui
est différente et, paradoxalement, qui met ainsi en exergue toute sa
brutalité. Pour prendre un seul exemple, on parle souvent des
fameuses marges arrière pratiquées par la grande distribution.
J’essaye d’aller plus loin que la simple dénonciation, j’essaye
d’expliquer exactement ce mécanisme en termes simples, mais surtout
de le placer dans un contexte plus général et de le relier aux
vraies problématiques qu’il engendre au-delà du simple – et déjà
scandaleux — enrichissement sans cause. Pourquoi les politiques,
toutes tendances confondues, ont-ils – et continuent-ils — à
laisser faire? Quels avantages en ont-ils retirés pour leurs
administrés ? Pourquoi ont-ils accepté de payer le prix fort en
cautionnant la disparition des commerces de proximité ? Qu’elle est
la relation entre les industriels qui acceptent de payer ces marges
extorquées, cette grande et si gourmande distribution centralisée et
le marketing télévisuel ? Etc. J’essaye d’aborder et de lier tous
ces aspects afin de donner une vision plus complète et plus globale
de ce problème au lecteur. Il peut ainsi, au-delà de l’indignation
pulsionnelle, prendre conscience des véritables enjeux que ces
marges arrière représentent. C’est pourquoi le roman peut perturber
ou déstabiliser certains lecteurs au début du livre. En fait, la
lecture semble parfois décousue. Au départ, les scènes s’enchainent
sans être liées et donc il y a sans doute un aspect perturbant pour
certains lecteurs qui s’attendent à trouver un « pur polar ». Mais
comme le souligne une lectrice, petit à petit les éléments du puzzle
se mettent en place, et « C'est à la fin que tout prend sens, et
que le lecteur approuve la façon dont l'auteur a tourné son
dénouement ». Je le répète : il s’agit avant tout d’un roman.
Mais toute la difficulté de cette forme romancée est d’inclure
justement des propos que l’on peut juger didactiques dans une trame
résolument policière.
Comment décririez-vous
votre style d’écriture ?
Je ne peux pas répondre directement à cette question, c’est aux
lecteurs qu’il faut la poser, me semble-t-il. En revanche, sur
l’intention, pour cette série particulière, j’ai souhaité une
écriture fluide et directe, en phase avec la réalité qui est
décrite. Je voulais surtout que le lecteur se sente immergé dans le
réel, quelques que soient les différents univers dans lesquels je le
fais évoluer et sans ressentir de dissonance stylistique trop
marquée. On ne parle pas en banlieue comme dans le monde de la
communication ou celui de la police. J’ai souhaité respecter ces
différentes vérités du langage quitte, parfois, là encore, à
déstabiliser le lecteur.
Comment se déroule pour vous une
journée de travail ? Combien de temps avez-vous mis entre l’idée
d’écrire un livre et sa distribution ?
Lorsque j’écris, c’est plutôt marathonien, de huit heures à vingt
heures avec trois courtes coupures dans la journée. Comme je suis
lent, il me faut compenser le rythme de l’escargot par une plus
grande quantité de temps. Pour « L’éclat », j’ai mis six mois à
l’écrire et environ un mois à le corriger avec l’aide de mon éditeur
et de Yaël Azoulay, la directrice littéraire. J’ai du faire
d’énormes concessions (plus de 100 pages retirées) mais le mal était
nécessaire pour ce premier essai.

Vous avez choisi un mode d’édition,
de publication et de distribution hors réseaux traditionnels.
Pourquoi, à quelles difficultés vous êtes-vous heurté ?
Vous savez, un auteur ne choisit pas grand-chose à ses débuts… En
fait, j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir être publié. Il y avait
bien quelques « grandes maisons » — comme l’on-dit dans le milieu de
l’édition –, qui étaient intéressées par le manuscrit, mais le côté
expérimental du livre, ce côté « transgenre » comme l’écrit Gladys
Marivat des Inrockuptibles, les a effrayés. Le seul qui a donc pris
le risque de la publication, je veux dire un vrai risque financier,
c’est mon ami d’enfance et éditeur donc, Jean-Marc Bastardy, qui ne
connaissait rien à ce milieu avant de se lancer dans l’aventure.
Autant dire que je lui en serai toujours reconnaissant et que, pour
le moment, son pari est loin d’être gagné. Il pourra toujours venir
se consoler dans ma cabane africaine s’il doit hypothéquer sa
maison… Et pour répondre à votre question plus précisément, je vous
suggère de vous tourner vers l’éditeur justement. Car moi, j’ai
juste suivi à distance tout ce dispositif incroyable qu’il a
développé en trois mois à peine.
L’adaptation au cinéma de ce premier
livre est-elle prévue ?
Elle est effectivement envisagée, une maison de production a déjà
pris contact avec mon éditeur. À vrai dire, et quelque soit la
finalité de ce premier contact, je ne suis pas totalement emballé
par cette perspective (sauf sur le plan financier, le beurre ne fera
pas de mal dans les épinards…). Je préfèrerai attendre que le livre
s’installe et être certain que la série pourra suivre. D’autre part,
je voudrai éviter que mes personnages principaux (l’équipe de
Delajoie) prennent une forme visuelle définitive et unique avant la
fin de la série. Ce que j’apprécie moi-même le plus dans
littérature, c’est justement ce pouvoir incroyable du lecteur qui, à
partir d’un livre et d’une base textuelle, va se mettre à créer
lui-même ses propres personnages ainsi que les univers dans lesquels
ils vont évoluer au rythme d’un retournement de page ou d’action.
C’est l’aspect magique de la lecture, cette puissance de la
métamorphose qui permet de créer autant de personnages que de
lecteurs. Alors, casser cette magie, c’est une décision difficile à
prendre. Hésitation d’autant plus paradoxale que « L’Éclat » était
conçu à l’origine comme un projet cinématographique. De là à
conclure que le romancier est un être de contradictions, il n’y a
plus qu’une ligne à franchir…
Dans combien de langues est traduit
l’Éclat du Diamant ?
Aucune pour le moment,
car le livre n’a été lancé que le 15 juin, il faut un peu de temps
pour que des éditeurs étrangers s’intéressent à mon travail. Cela
dit, mon éditeur pense qu’il y a une bonne potentialité. Moi, je
reste plus sceptique – sans tomber dans le pessimisme — compte tenu
d’un aspect très franco-français, largement voulu et assumé, de mon
équipe et du contexte général dans lequel se déroule l’intrigue. En
revanche, l’espace francophone offre de belles possibilités pour la
diffusion. Mais nous verrons bien…
Si vous pouviez choisir votre
prochain projet lequel serait-il ?
Me consacrer à l’écriture exclusivement pour pouvoir publier un
livre tous les deux ans, même si j’espère pouvoir terminer « L’homme
qui rêvait » pour la fin de l’année prochaine. Les projets ne
manquent pas et je voudrai surtout pouvoir finaliser ma chronique
historique, celle que j’évoquais au début de l’entretien. Mais j’ai
plusieurs années de travail, encore. Et aussi, explorer davantage
cet espace du « transgenre ». Vous voyez, de projets, je ne manque
pas ! Mais bon, en attendant que les ventes des premiers livres
décollent, j’ai besoin de faire bouillir la marmite. Ou de trouver
un bienheureux mécène, qui croirait en mon éventuel talent. Mais là,
c’est un doux rêve, car cette race est clairement en voie
d’extinction. Mon éditeur mis à part. Mais il ne peut pas tout
financer !
Si vous avez déjà lu "L'Eclat du Diamant", n'oubliez pas que vous avez bientôt rendez-vous sur le net pour découvrir les développements de certains pans de l'histoire! http://www.leclatdudiamant.fr/
Vous pouvez vous procurer le livre dans les petites librairies indépendantes ou dans les maisons de la presse, ou sur le site de l'éditeur en vente directe: http://lautre-editions.com/acheter_eclat.html
Retrouvez l'équipe de L'Autre Editions (sans John, pour les raisons évoquées ci-dessus), qui sera présente à la fête de l'Huma 2009 (11, 12 et 13 septembre prochain), au Village Livre.

Interview réalisée et publiée par Christine BLANC
Merci à John Marcus,
et à son équipe du 29bis rue Traversière:
Ophélie Vancayzeele, Jean Marc Bastardy, Pierre Ruffaldi
Merci aussi à Dorine pour ses conseils avisés.
