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- : :  ERAGON III - BRISINGR : : -

Eragon, L'Ainé, Brisingr...

Entrez dans la légende et découvrez la génèse d'un

chef-d'oeuvre!

 

En librairie depuis le 12 Mars 2009- 840 pages, 21,90 euros

-BAYARD JEUNESSE-

« Les sables du temps, nul ne peut les arrêter. Les grains s’écoulent, les années passent, que nous le voulions ou non… et, pourtant, les souvenirs restent. Ce que nous avons perdu se perpétue dans nos mémoires. Ce que vous allez entendre est imparfait et incomplet. Néanmoins, écoutez cette histoire, chérissez-la, car, sans vous, elle ne serait pas. Je vais exhumer pour vous ce trésor longtemps égaré, oublié, caché dans les brumes mystérieuses du passé… »

Brom, le conteur de Carvahall. ERAGON, Livre un du cycle de L’Héritage

 

 

Un succés Mondial

Avec plus d’1 300 000 exemplaires vendus de la saga de l’Héritage, Brisingr, troisième tome de la saga, est très attendu en France et déjà en pré-commande en librairie et sur les principaux sites marchands.

Paru aux Etats-Unis en octobre 2008, 550 000 exemplaires de Brisingr ont été vendus le jour de la parution, soit 4 fois plus que lors de la sortie du tome 2, L’Aîné.

Même phénomène en Allemagne et en Australie : avec 600 000 exemplaires vendus le week-end de la parution en Allemagne et plus de 200 000 exemplaires écoulés en Australie le premier mois, Brisingr est considéré comme le livre jeunesse vendu le plus rapidement en 2008.

Les éditeurs d’autres pays connaissent le même triomphe : Brisingr se retrouve dèssa sortie dans les meilleures ventes de livres, les premiers tirages sont très rapidement écoulés et les lecteurs demandent déjà le quatrième tome du cycle.

Un succès mondial avec plus de 17 millions d’exemplaires vendus à travers le monde. Un titre traduit en 50 langues.

La saga d'un jeune et talentueux écrivain

Où Christopher Paolini puise-t-il un imaginaire aussi riche ?

Dans les Beartooth Mountains, la région sauvage du Montana où il vit ? Certes, il le reconnaît volontiers : « La Terre d’Alagaësia est très inspirée de ces lieux où, toute mon enfance, j’ai fait du camping et de la randonnée, comme Eragon parcourt la Crête et les Montagnes des Beors. Les Beartooth Mountains ont servi de cadre à de nombreuses légendes et abritent une faune… parfois dangereuse : il m’est arrivé de m’y trouver nez à nez avec un ours ! Dans mon texte, je leur ai donné une dimension encore plus impressionnante, en hommage à leur majesté et à leur mystère. »

 

De l'entreprise familliale au Blockbuster Américain

Avoir grandi dans une famille délibérément en marge de la société américaine a certainement  forgé le caractère du jeune écrivain. Talita, la mère, formée à la méthode Montessori, a assuré à la maison le cursus scolaire de Christopher et de sa sœur Angela. Habitué à travailler de manière autonome, le garçon entame les recherches pour son roman – qu’il conçoit d’abord comme une trilogie – au cours de l’automne 1998 ; il n’a alors que quatorze ans.

 « J’ai consacré deux mois à lire une série d’ouvrages traitant de la construction d’un scénario et de la création de personnages, raconte-t-il. Je me suis plongé dans des récits mythologiques, j’ai consulté des ouvrages techniques et entrepris de nombreuses recherches, presque comme si je prévoyais d’écrire un roman historique. »

Il a quinze ans – l’âge de son héros – quand il passe à l’écriture. Dès lors, il s’enferme dans sa chambre, ne délaissant son écran que pour les repas et une heure de promenade avant le dîner. Il garde jalousement son secret. « Ma famille savait seulement que je travaillais à l’histoire d’un garçon qui trouve un œuf de dragon ! »

Au bout d’un an, il a achevé la première version d’ Eragon. « Ce fut un moment affreux, avoue-t-il. L’histoire était là, mais le texte devait être entièrement remanié. J’ai passé encore une année à tout réécrire. Je n’ai rien montré à mes parents avant d’avoir achevé cette deuxième version. Vous imaginez leur curiosité et… leur inquiétude ! Heureusement, le résultat leur a plu. »

Mieux que ça : les Paolini sont emballés ! Leur fils n’a pas gaspillé deux précieuses années de son adolescence ; son premier roman, au scénario impeccable et à la langue riche – Christopher a même inventé différents langages pour ses personnages elfes, Urgals ou nains – mérite à leur avis une publication.

Mais comment ? Le conseil de famille opte pour une auto-publication. Il faut dire que le père a été typographe avant l’ère des ordinateurs. C’est ainsi qu’ Eragon devient une entreprise familiale : typo, maquette, fabrication – et le dessin d’un œil de dragon réalisé par Christopher pour la couverture –, tout est réalisé à domicile, sans aucun apport financier. Un gros risque à courir… « Si ça n’avait pas marché, on n’avait plus qu’à vendre la maison, aller s’installer en ville et chercher du travail. C’était marche ou crève ! » se souvient Christopher.

La méthode est entièrement artisanale. Les premières ventes se font grâce à des dépôts en librairie, puis en présentant l’ouvrage dans les écoles et les bibliothèques. Avec M. Paolini au volant, Eragon et son créateur parcourent ainsi le Montana, l’Idaho, le Texas et l’État de Washington, réalisant quelques 135 prestations ! Étant donné l’atmosphère médiévale de l’ouvrage, Christopher s’habille de pantalons noirs sur une chemise bouffante, avec une grosse ceinture et de hautes bottes lacées dans l’espoir d’attirer l’attention des acheteurs potentiels. Le tirage initial de 50 exemplaires passe à 100, puis à 1000.

Cette aventure éditoriale unique s’achève en octobre 2002 grâce à un certain Ryan, un jeune lecteur de douze ans. Passionné, il vante l’ouvrage à son père, lui-même auteur ; celui-ci le recommande à son tour à son éditeur. C’est ainsi que le livre arrive entre les mains de Michelle Frey, chez Random House, qui le lit d’une traite : « J’ai tout de suite su qu’on tenait là un prodigieux raconteur d’histoire, doué d’un vrai sens épique », déclare-t-elle. Eragon paraît aux Etats-Unis en août 2003 et se place d’emblée n° 3 sur la liste des meilleures ventes. Un succès stupéfiant, assorti d’une jolie coïncidence : « John Jude Palencar est mon illustrateur préféré, confie Christopher. J’ai inventé la vallée de Palancar en m’inspirant de son nom. Or, sans le savoir, c’est justement lui que l’éditeur a choisi pour réaliser l’image de couverture ! »

S’en suivent l’appel d’Hollywood et l’adaptation au cinéma par la Fox d’ Eragon. En attendant le quatrième volume, ce cycle fabuleux se poursuit à présent avec Brisingr, qui comblera les attentes de millions de fans. Ce troisième opus confirme l’entrée de son auteur dans l’ère de la maturité. La richesse des registres de langage, le passage habile de l’épique au poétique sans négliger pour autant l’humour, la diversité et la force de caractère des personnages attestent l’immense talent de Christopher Paolini.

Et le succès est au rendez-vous, un succès mondial que le jeune auteur n’avait certainement pas prévu, pas plus que son héros, simple fermier de quinze ans, n’avait imaginé devenir un jour Dragonnier. Mais, comme le dit l’elfe Oromis : « Tu es plus grand que tu ne crois, Eragon. » Une phrase prémonitoire, qui pourrait aussi bien s’adresser à Christopher !

Marie-Hélène Delval, éditrice de Brisingr

 

La Saga d'une traductrice. Et si la magie existait réellement?

Nous sommes en mai, je baigne dans les chauves-souris mutantes et la chasse aux œufs de dinosaures. Je traduis. Du haut de ma colline bretonne, je vois les nuages s’amonceler au loin sur les monts d’Arrée et les giboulées défiler sur le paysage. Le téléphone sonne et... on me propose de traduire Brisingr, le troisième volume du Cycle de l’Héritage. Il y a des offres qui ne se refusent pas. Je comptais justement lire Eragon et L’Aîné qui me tentaient depuis longtemps, les dévorer comme une gamine. La coïncidence m’amuse, je ris et j’accepte. J’aurais le dernier né en avant-première !

On discute « faisabilité » : nombre de signes approximatif, manuscrit attendu vers la mi-juillet, délais de traduction, temps de fabrication, sortie idéale en mars 2009 pour le Salon du Livre. Serré, mais jouable. Pas de marge d’erreur. Il ne faudrait pas que j’attrape la grippe... Je vais recevoir les deux premiers volumes. J’ai l’impression de rêver. Traduire un best-seller ! Je n’imaginais même pas que ça m’arriverait un jour. Un peu comme Eragon, le petit paysan qui se retrouve Dragonnier, je me sens honorée de la confiance qu’on me fait, et mes responsabilités m’intimident. Suis-je à la hauteur de ce qu’on attend de moi ? Mon côté Saphira prend le dessus : il n’y a pas à avoir d’états d’âme, c’est le travail que je fais depuis vingt-cinq ans, on est toujours responsable de ce qu’on traduit ; d’accord, c’est sportif, on donnera le maximum, suffit de se retrousser les manches. L’été sera chaud, même s’il pleut !

Les livres arrivent. Je les lorgne avec gourmandise en terminant le travail en cours. Et puis, un matin, en ville, j’entre dans une de ces boutiques pour les fans de fantasy, et j’achète une jolie dragonne bleue en résine : ma Saphira fétiche. Conduite magique ? Sans doute.

 

Juillet. L’éditeur américain nous a fait signer un engagement de confidentialité. En attendant Le Manuscrit top secret, je lis Eragon et L’Aîné – comme je voulais les lire. L’univers me séduit, les personnages me touchent. Le talent narratif et l’imagination de Paolini me laissent confondue – un garçon si jeune, quelle maîtrise ! Je m’étonne de ses connaissances sur les arts martiaux, la méditation, le chamanisme… Sidérant. Coup de fil : « Brisingr est là, on te l’envoie ». Cadeau : je suis la première en France à le lire. C’est idiot, mais ça me fait quelque chose. La grande aventure commence. J’ai vingt-quatre semaines pour la mener à bien. Tant de pages du livre par semaine, pas de dimanche si je n’ai pas atteint mon quota – il n’y aura pas beaucoup de dimanches, six en tout. Traduire Brisingr, c’est les JO de la traduction, l’ascension de l’Everest, un marathon. Garder le rythme, ne pas faiblir.

Je vis en Alagaësia, j’ai pour amis Eragon, Saphira, Arya, Nasuada, Roran, Oromis, Glaedr et les nains. Plus de dehors, immersion complète. Je lis et je relis Brisingr dans tous les sens. Ce qui me motive, ce qui me soutient ? Le désir de réussir une sorte d’exploit sportif.  La complicité avec ma directrice de collection – on se connaît bien, on pleure aux mêmes endroits, on aime les mêmes héros, on est fans. Et puis le livre, surtout le livre. Pour sa richesse, sa profondeur, la variété des tons, des ambiances, du vocabulaire. Il y a de la violence, de la stratégie, de la politique, de la poésie pure, et de l’humour. Me voilà en plein combat ; je lutte avec les participes présents, je traque les répétitions, les « coups », les « frapper », les « cogner »... je commence à fatiguer, et, ouf, ça se termine. L’enthousiasme renaît à chaque nouveau chapitre. Je n’ai pas le temps de me lasser. C’est magique !

Ce que je me demande, c’est si Paolini va vraiment s’arrêter au prochain volume. Le monde qu’il a créé est si dense, si nourri, si lourd de passé tout juste évoqué que notre auteur pourrait bien avoir un jour envie d’y revenir pour nous raconter l’histoire de Brom et des Parjures, ou bien la guerre des elfes et des dragons...

Daniele Laruelle, traductrice de Brisingr

 

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